TRAITEMENT DES TUMEURS NON CANCÉREUSES
mineuses, pesant jusqu'à cinq et six kilos, prenant naissance dans la paroi gastrique, le plus souvent sur la grande courbure, elles se déreloppent vers la cavité péritonéale, volontiers entre les deux feuillets de l'épiploon, elles sont de consistance dure avec parfois par places des points ramollis, à la coupe on peut trouver des foyers kystiques, des points hémorragiques. Histologiquement il s'agit tantôt de myomes bien nets, c'est ce qui arrive pour les plus petites de ces tumeurs, tantôt de sarcomes pour lesquels le diagnostic histologique ne fait aucun doute, dans d'autres cas enfin on trouve à côté de cellules sarcomateuses des cellules musculaires lisses : pour les uns il s'agit alors de myomes envahis par le sarcome, en dégénérescence sarcomateuse ; pour les autres (Goullioud, Bard et l'école Lyonnaise) il s'agit d'un cancer musculaire à fibres lisses. Cette conception n'a d'ailleurs qu'un intérêt purement spéculatif et n'infirme en rien la nature maligne de la tumeur qui s'accompagnait de métastases dans les cas de Brodowski, Hansemann. Il existe dans la littérature environ douze observations de faits de cet ordre décrits sous les nom différents de myomes, myosarcomes, sarcomes. On les retrouvera dans les mémoires de Steiner, Lecène et Petit, Goullioud.
Cliniquement on se trouve en présence de grosses tumeurs que l'on a pu prendre pour un kyste de l'ovaire (Eiselberg), dont la localisation est d'autant plus difficile qu'elles ne s'accompagnent le plus souvent d'aucun symptôme gastrique. L'insufflation de l'estomac peut évidemment donner quelques renseignements utiles, mais la meilleure raison pour laquelle on ne la pratique pas, c'est que rarement on pense à la possibilité de cette lésion. Dans quelques cas ces tumeurs déterminent des troubles gastriques surtout dus aux tiraillements et aux déformations qu'elles font subir à l'estomac.
Traitement. — Quelques chirurgiens ont opéré des tumeurs non cancéreuses de l'estomac.
Chaput a enlevé après gastrotomie le volumineux adénome dont nous avons déjà parlé : résultat parfait. Lange a enlevé par gastrectomie un adénome de quatre à cinq centimètres de
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vdiamËtre. Ubrboi.d a essaya' d'cntevcr par vi mmyonke qui rétréuÎRsail ie calibre du pylore, il n'a pu arriver Ïl m son but sans perforer la muqueuse et ropération a élé tenni- I née par une pyloroplaslic. IIahtuakn a enlevé avec succ^-s an I adénome.
■ Les volumineuses tumeurs exogastriques ont aussi donna I lieuà quelques interventions, Erlauh apuénucléeruae tumeur B sans loucher à la paroi mais il a fallu le plus souvent prali-
V quer des gaitrectomies partieUes.
M I.ECKNB et Pr.Tir ont réuni une vingtaine d'observations dans I lesquelles on ri pratiqué des gastro-entérostomies ou des gas-
■ trectomies pour sarcomes el ils conclarenl que: i Le Iraile- I ment du sarcome primitif de l'estomac est uniquement chlrur- I gical. Si latumeur, ce qui est d'ailleurs exceptionnel, détermine
V des troubles de sténose du pylore, il faudra faire soit la gaslro-
■ enlérostomie en cas d'adhérences trop étendues ou de mélas- I tases inextirpables, soit au contraire pratiquer l'ablation de la I tumeur, ce qui, d'après ce que nous avons vu el lu est peul- I.Ëtre plus fréquemment indiqué que dans le cancer, il causede r la rareté relative des adhérences étendues et des métasiitses F ganglionnaires. Dans tous les autres cas le traitement sera, si f l'état général du malade le permet; l'ablation large de la tumeur E.Avec résection plus ou moins étendue et reconstitution soi^mée mde la paroi gastrique, v
I Le Iraitetneiit fie la linUe plastique est exclusivement cliiiJTirgjcal, la pylorectomie, la gastrectomie conviennent lorsque l 'l'ablution de la tumeur est possible; dans le cas contraire, c'est |à lu gustro-entérostomie qu'il faut avoirreconrs. Il faut serap- K;peler que cette nireclion est un cancer à marche lenle ■et qu'elle indique de larges ablations. D'ailleurs o qui sait. Boomme dit Bhissadd, si un i^ertain nombre Je squirrhes du Fpylore qui figurent dans les brillantes statistiques opéni- B^oires de ces dernières années ne doivent pas être attribuées à VU linile circonscrite du pylore, h la maladie fibreuse du pyloK Bd'HABKHSoN 1 a Quoiqu'il en soit nous sommes assez mal renseignés sur les résultats de ces opérations, encore peu uoninreuses d'ailleurs, et les observations sont muettes sur la que»-