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CATARACTES SECONDAIRES M

M. — SECTION ET RESECTION

La cataracte secondaire, au lieu d'être arrachée avec la pince ou dilacérée avec l'aiguille, est simplement sectionnée (capsulotomie ou irido capsulotomie si l'iris est compris clans la section) ou réséquée | iridecto-capsulectomie).

Capsulotomie. — C'est le procédé qui semble donner le minimum de réaction.

Technique. — On se sert de l'aiguille serpette du professeur de Lapersonne ou plus simplement d'un couteau, à cataracte très étroit et naturellement très tranchant.

La pupille ayant été bien dilatée par l'atropine, le malade couché et l'œil aueslhésié, le globe est dirigé en haut et bien fixé avec la pince, du côté temporal pour l'œil droit, nasal pour le gauche. L'opérateur, se tenant toujours à la droite du sujet, pénètre obliquement avec le couteau à cataracte,.Ie tranchant en arrière, à 3 ou 4 millimètres audessus de l'extrémité inférieure du méridien vertical et dirige la pointe toujours obliquement dans la chambre antérieure vers la partie supérieure de la membranule, à 2 ou 3 millimètres de l'extrémité supérieure du méridien vertical.

A ce moment, la pointe perfore la membranule d'un petit coup sec car celle-ci, très mince, fuit sous le couteau) et pénètre dans le vitré sur une profondeur de quelques millimètres. La pointe est alors abaissée tandis qu'on relève de plus en plus le manche de l'instrument de bas en haut, de manière à inciser la membranule verticalement sur toute sa hauteur jusqu'au bord inférieur de la pupille. Aussitôt les deux lèvres de la membranule fendues verticalement s'écartent tandis que le vitré remplit la chambre antérieure et on voit un orifice angulaire à sommet supérieur d'un noir très pur.

Le couteau est retiré, de l'atropine instillée, un pansement occlusif appliqué vingt-quatre heures et la réaction est nulle. Dès les premiers jours l'acuité visuelle est très remontée, passant souvent de 0,2 à 0,5 à 0,8 ou 0,0. Les complications, qui s'observent assez soisvent à la suite des opérations de cataractes secondaires et que nous étudierons plus bas, semblent ici réduites au minimum.

Bien entendu, le champ pupillaire sera très bien éclairé pendant l'opération avec le photophore ou mieux encore avec le miroir frontal de Ciarke, muni d'une petite lampe électrique, appliqué sur le frofit même de l'opérateur. Un peu d'habitude suffit pour bien éclairer le champ opératoire.

Indications. — C'est le procédé de choix dans tous les cas où la membranule est assez mince, lorsqu'il n'existe pas de synéchies et

VARIÉTÉS DE CATARACTE

que la pupille se laisse bien dilater par l'atropine. Un autre avantage est la possibilité d'intervenir peu de temps après la première intervention, en raison du peu de réaction qu'il entraîne.

Irido-capsulotomie. — Technique. — C'est celle indiquée p. 124. Après paracentèse de la cornée à la pique à l'extrémité du diamètre horizontal (fig. 177-178), on introduit la pince-ciseaux, la branche pointue en arrière. Celle-ci perfore le diaphragme irien et par le rap-

Irid,o-caffsulolomie.

Fie;. 177. — Étendue Fie. 178. — Section du dia- Fig. 179. — Résultat, et siège des iuci- pliragine irido-capsulaire. sions cornéenne et irido-capsulaire.

prochement des deux branches, on le sectionnne à sa partie moyenne. La rétraction des lèvres de la plaie donne une ouverture suffisante pour le passage des rayons lumineux (fig. 179).

Indications. — Le procédé s'applique aux cataractes secondaires très épaisses et très adhérentes, consécutives à des iritis ou des iridocycliles post-opératoires. 11 n'est d'ailleurs applicable que si l'iris a conservé un certain degré d'élasticité. Lorsque l'iris et le sac capsulaire forment une membrane rigide, fibreuse et inextensible, les lèvres de la plaie ne s'écartent pas après la section et l'intervention devient inutile. D'autant plus qu'elle est souvent suivie d'inflammation et de la formation d'exsudals qui obstruent la nouvelle brèche capsulaire. Toutefois, après plusieurs semaines ou plusieurs mois, sous l'influence d'un traitement longtemps prolongé (applications chaudes fréquemment renouvelées) on peut voir ceux-ci se résorber assez pour donner lieu à la formation d'une petileouverture, suffisante pour permettre le passage des rayons lumineux et donner une très bonne vision. Il suffit d'un perluis très minime pour procurer une vision excellente, à condition qu'il soit très pur.

Ce procédé est donc souvent insuffisant en raison du peu d'écartement des lèvres delà plaie capsulo-irienne. S'il a pu rendre de grands services avant l'emploi de la pince emporte-pièce, il nous paraît devoir être abandonné aujourd'hui au profit de l'iridecto-capsulectomie.

Irldecto-capsulectomie. — Elle sera faite avec la pince emporte-

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