‹ Chirurgie de l'oeil et de ses annexes [electronic resource]Chapitre 133 sur 297 · CA TA RA C TES SECOND M HE S · texte numérisé non relu

CA TA RA C TES SECOND M HE S

chercher à les enlever en totalité et de se contenter de l'arrachement partiel .

Mais si la membranule est suffisamment épaisse pour faire craindre une résistance capable d'entraîner des tiraillements et des phénomènes réaetioonels intenses, mieux vaut ne pas tenter l'extraction et recourir d'emblée à l'irido-capsulcctomie avec k pince emportepièce. Elle donne un traumatisme moindre et des résultats excellents.

COMPLICATIONS POST-OPÉDATOIRES

Elles s'observent avec tous les procédés, mais seront moins à craindre si les indications ont été bien posées et si on a opéré avec prudence.

a Perte de vitré. — Elle fait défaut avec la discision à l'aiguille ou la section au couteau ; le vitré se borne à remplir la chambre antérieure. Celle-ci étant ouverte dans les autres procédés, il s'écoule toujours un peu de vitré.

11 suffit de laisser les paupières fermées quelques minutes avant d'appliquer le pansement pourvoir la hernie vitréenne rentrer d'ellemême. Dans le cas contraire, elle serait .excisée avec la pince-ciseaux au ras de l'incision cornéenne. Elle est toujours insignifiante.

b) Prolapsus irien. — Comme l'issue de vitré il ne se rencontre ni avec la section, ni avec la discision, mais seulement après l'extraction de la membranule.

Il sera toujours minime étant donnée l'étroitesse de la plaie cornéenne. Toutefois, en l'absence d'irideclomie, il est d'autant plus facile que souvent la partie supérieure de la membrane irienne a été entraînée à la suite de la membranule et l'issue légère du vitré qui la suit ne permet pas de réduire le prolapsus avec la spatule. 11 sera donc prudent pour l'éviter défaire précéder l'intervention d'une petite sphinctérectomie, si l'iridectomie n'a pas été déjà faite au cours de l'extraction de la cataracte primitive.

c) La réaction qui suit l'intervention est très légère. Les phénomènes d'irido-cyclile qui peuvent survenir sont imputables à des discisions trop réitérées ou à des tentatives d'extraction de membranules très adhérentes.

Il est évident qu'il ne faut pas chercher avec l'aiguille à dilacérer la membranule sur une trop grande étendue, surtout si après la première déchirure le vitré fait irruption dans la chambre antérieure comme cela est la règle. La pointe de l'instrument plonge alors au milieu du vitré et mieux vaut le retirer aussitôt. En cherchant pairie nouvelles tentatives à obtenir une plus grande ouverture, on risque de léser fortement cet organe si peu tolérant qu'est le vitré et qui réagit toujours très vivement au moindre traumatisme.

VARIÉTÉS DE CATARACTE

De même, si le lambeau décapsule arraché est suffisant, il est inutile d'introduire de nouveau la pince pour extraire la membranule demeurée en place. Celle-ci se laisse très difficilement saisir au milieu du vitré; elle fuit sous les mors de la pince et celte recherche, rarement suivie de succès, ne peut qu'augmenter les chances d'irritation post-opératoire.

D'ailleurs, si on a eu recours à la section la réaction est insignifiante.

d) Troubles vitréens. — Après l'opération, il y a fréquemment un léger trouble vitréen d'origine réactionnelle qui disparaît ensuite assez rapidement; de petits flocons même peuvent persister sans gêner notablement la vision. Ces troubles vitréens surviennent assez souvent plusieurs mois après l'intervention et c'est là un des gros inconvénients des opérations de cataractes secondaires, car la vision peut être très diminuée. La section sous ce rapport donne le minimum de réaction et c'est après elle qu'ils sont le moins à craindre.

e) Hypertonie. — Ces poussées s'observent dans 2 p. 100 des cas environ. Elles doivent être rapportées à la blessure du corps vilré. Elles sont fugaces et cèdent aux myotiques ; si elles persistent, on aurait recours à l'iridectomie ou, si elle a déjà été faite, à la ponction au niveau de l'ancienne cicatrice (oulétomie de Panas) ou à la trépanation sclérale.

f) L'infection, exceptionnelle, est la conséquence d'une faute de technique.

g) Décollement de la rétine. — C'est une complication relativement rare. Les tiraillements exercés sur la membranule et les phénomènes réactionnels qu'ils entraînent y exposent particulièrement; c'est une raison nouvelle de préférer l'irido-capsuleclomie à l'extraction, toutes les fois que la membranule présente une certaine épaisseur ou des adhérences iriennes.

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