C. — RÉSUMÉ
Toutes ces cataractes complicpjées nécessitent une thérapeutique spéciale et comportent un pronostic réservé.
a) Les unes ne doivent jamais être opérées. — Ce sont les cataractes avec irido-cycli te ancienne, hypotonie due à un décollement de la réline, ou les cataractes glaucomateuses, lorsque la sensibilité rétinienne n'existe plus. L'opération ne donnerait aucun résultat et expose à des complications inflammatoires de l'œil opéré ou même de l'œil congénère. Elle ne serait donc jamais tentée, à moins que le second œil ne soit perdu et qu'une apparence de sensibilité lumineuse persiste du côté cataracté. On risque seulement alors une opération inutile et le malade sera prévenu de son inefficacité probable .
b) D'autres peuvent être opérées. — Ce sont les cataractes adhérentes compliquées de synéchies postérieures ou les cataractes traumatiques non compliquées d'hypertonie et dont la résorption est incomplète, ù condition qu'il persiste un certain degré de sensibilité lumineuse. On ferait dans le premier cas une iridectomie préparatoire et plusieurs petites interventions avant l'extraction, pour libérer les adhérences. On attendra dans le second que les phénomènes inflammatoires aient tout à fait disparu. De même les cataractes myopiques ou subluxées peuvent être opérées en prenant les précautions indiquées (extraction dans la capsule, etc.).
c) D'autres doivent être opérées sans retard. — Ce sont les cataractes traumatiques avec hyper tonie, lorsque le glaucome ne cède pas aux moyens habituels : les luxations du cristallin dans la chambre antérieure; et enfin les cataractes molles, intumescentes, avec effacement de la chambre antérieure et hypertonie légère, bien qu'ici l'opération soit moins urgente et puisse être différée.