‹ Chirurgie de l'oeil et de ses annexes [electronic resource]Chapitre 170 sur 297 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

Toutes ces opérations ont pour objet le redressement de l'un des deux ou des deux veux à la fois, lorsque les axes visuels ne viennent plus converger vers le point fixé (strabisme).

Le strabisme paralytique, souvent transitoire et généralement causé par des lésions nucléaires, réclame tout d'abord un traitement médical s'adressant à l'affection causale (tabès, syphilis, intoxications, etc.). Le traitement chirurgical n'intervient que lorsque la paralysie est devenue définitive et on se montrera sobre d'opérations en pareil cas.

Au contraire, lors de strabisme non paralytique ou concomitant, trouble purement fonctionnel et ayant son siège dans les centres coordinateurs, une intervention est le plus souvent nécessaire.

La théorie musculaire du strabisme est aujourd'hui condamnée depuis que l'on a appris à considérer ce dernier comme une affection d'ordre cérébral consistant en un trouble du réflexe de la convergence, que celui-ci soit exagéré (strabisme convergent), ou diminué strabisme divergent). Mais divers facteurs interviennent à titre de cause occasionnelle, parmi lesquels les vices de réfraction, que Donders regardait à tort comme la cause déterminante de l'affection, tiennent la première place.

Le traitement optique ou fonctionnel est donc le seul à instituer d'abord (atropine, correction des vices de réfraction, exercices orthoptiques). Lorsque le sujet est arrivé à un certain âge (huit à dix ans) et que l'affection ne montre aucune tendance à disparaître d'elle-même (ce qui arrive quelquefois pour le strabisme convergent, jamais pour le strabisme divergent), une intervention s'impose et il devient nécessaire de recourir au traitement chirurgical.

Bien qu'il ne puisse être question d'altérations musculaires, l'affection étant purement nerveuse et d'origine centrale, il doit nécessairement porter sur les muscles, seul élément sur lequel nous ayons prise. Il consistera soit à reculer l'insertion du tendon musculaire (ténotomie), soit à Y avancer (avancement), souvent, afXi d'obtenir un elfet plus considérable, à combiner les deux procédés : reculement d'un muscle et avancement de l'antagoniste.

Lnfin, puisque le centre de la convergence est unique, le strabisme, étant une maladie de convergence, est une affection bilatérale et cette notion doit retentir sur le traitement.

Il ne suffit plus d'opérer l'oeil soi-disant incorrect, mais il faut agir le plus souvent sur les deux yeux par une intervention

OPÉRATIONS suit LES MUSCLES

bilatérale, car à tout déséquilibre bilatéral il convient d'appliquer une action correctrice également bilatérale (Panas) l.

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