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OPÉRATIONS SUR LES MUSCLES
raccourci, non plus comme dans l'opération de Lagleyze, à la fois aux dépens delà partie charnue et de la partie tendineuse, mais seulement aux dépens de cette dernière. Les indications du procédé sont celles du plissement et de l'avancement musculaires. L'avantage serait de permettre d'obj^nir, avec précigion, le degré do raccourcissement voulu et le résultat acquis se maintiendrai! intégralement après l'entière cicatrisation de la plaie opératoire.
La technique en esl facile. A^rès incision de la conjonctive sur le tendon à raccourcir, celui-ci esl mis à nu, libéré de ses adhérences profondes sur une étendue à peu près égale à l'importance du raccourcissement que l'on
augmente à mesure qu'on s'éloigne de la pointe (fig. 275).
On a soin de mettre en regard de la portion dénudée du tendon celui des segments du crochet dont le diamètre représente le tiers du raccourcissement réel ic relu''.
Le crochet est confié à un aide ; puis, au moyen d'un fil de soie résistant et fin passé au-dessous on détermine autour de lui, en serrant à fond, l'enroulement de la partie tendineuse soulevée. La boucle ainsi obtenue représente exactement la circonférence du segment de crochet sur lequel elle est enroulée, c'est-à-dire trois fois son diamètre.
Après avoir assuré la striction du fil par un point solide abandonné dans la plaie on relire le crochet. Celle-ci est suturée ensuite et chacune de ces sutures, à la soie ou au catgut, comprend la conjonctive, la capsule de Tenon et le bord du muscle raccourci saisi à la fois en avant et en arrière de la boucle.
Le nœud constricteur tombe du 6e au 8° jour avec l'anneau tendineux spbacélé. Grâce aux cicatrices fibreuses entre les deux portions tendineuses situées de part et (l'autre du segment supprimé, la continuité du muscle se rétablirait solidement.
Nous avons essayé le procédé avec succès. Mais on peut se demander si la cicatrice des deux fragments tendineux affrontés esl aussi solide qu'après le plissement classique où la surface de coaptation est plus étendue.
S- Déplacements symétriques des insertions tendineuses (Dant trelle) i. ■ — Ce procédé est une sorte de reculementet d'avancement combinés, avec celte différence que l'un est nécessairement solidaire de l'autre. Les deux droits externe et interne do l'œil dévié sont associes en liant l'un à l'autre leurs tendons antérieurs, puis désinsérés ; faisant alors tourner le globe devenu indépendant des muscles horizontaux, celui-ci est fixé dans cette position.
L'effet est celui d'un avancement et reculement simultanés ; les muscles conservent leur disposition primitive, ce qui, théoriquement tout au moins, rétablit le parallélisme des axes visuels.