‹ Chirurgie de l'oeil et de ses annexes [electronic resource]Chapitre 19 sur 297 · TECHNIQUE PRÉ-OPÉRATOIRE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE PRÉ-OPÉRATOIRE

tkmner de carbonate de soude ou de borax (2 p. 100) afin d'élever le degré d'ébullition et de diminuer l'action oxydante. Mais l'altération des tranchants, qui survienttrès rapidementaprèsl'immersion, rend cette méthode toujours moins sûre, très inférieure à la stérilisation sèche.

< Stérilisation par les antiseptiques. — A côté de ces agents physiques, certains auteurs préconisent les agents chimiques (solutions anlisepluiues), procédé moins sur et moins rapide que la stérilisation par la chaleur. L'instrument doit rester plongé plus d'un quart d'heure dans le liquide, et si quelque particule graisseuse ou albuminoïde est demeurée adhérente à la surface du métal, la stérilisation en ce point est iuefficace.

Parmi les substances employées, l'eau phéniquée et le formol doivent être rejelés comme trop irritants pour la conjonctive.

Le chloroforme donne de bons résultais. Les instruments sont plongés d'abord une demiheure dans l'alcool absolu, pins dans le chloroforme où on les laisse séjourner. Ce moyen, très recommandable pour les instruments tranchants, que la stérilisation par la chaleur sèche ou humide abîme très vile, ne doit pas être généralisé car lastérilisation est moins parfaite. \

<l, Y la \i baO k. — C'est un moyen commode et rapide employé pour la

stérilisation des instruments grossiers et des récipients : bols, cuvettes, etc.. On verse dans une cuvette quelques goulles d'alcool a 00" qu'on enflamme el on peut désinfecter avec la cuvette les ius-

Fio. 2. — Autoclave.

NOTIONS PRÉLIMINAIRES

Iruments qui s'y trouvent. Mais les tranchants sont très vite altérés et le flambage sera réserve aux seuls récipients. Toutefois, une bonne pi i'caulion au cours de toute opération est d'avoir à portée une lampe à alcool. S'il existe le moindre doute sur la stérilité d'un instrument, s'il a touché la cornée ou doit être introduit une seconde fois dans l'œil, à défaut d'instruments de rechange, il sera flambé quelques secondes dans la flamme.

• Objets de pansement. — Tous ces objets sont placés dans Tau loclave et stérilisés par la chaleur humide (fîg. 2).

L'autoclave, modification de la marmite de Papin, est une chaudière à parois résistantes. Le couvercle, qui la ferme exactement, est maintenu par des boulons et muni d'un robinet pour l'échappement de la vapeur d'eau, d'un manomètre et d'une soupape de sûreté. Dans le fond de la chaudière se trouve uu peu d'eau et au-dessus un panier en fil de fer dans lequel on place les tampons et objets à stériliser.

Le couvercle étant refermé et bien vissé, le robinet d'échappement est la voie ouverte et on chauffe jusqu'à ébullition de l'eau contenue dans la chaudière; la vapeur s'échappe alors par le robinet. Celui-ci est fermé et on surveille la montée du manomètre. Lorsque l'aiguille atteint 115'' à 120° (soit 1 atmosphère et demi), on baisse le gaz et on maintient cette température pendant vingt minutes, temps suffisant pour la stérilisation. Puis on laisse la température redescendre et quand l'aiguille du manomètre est revenue à 0°, le couvercle est enlevé et les pièces de pansement retirées.

a) Tampons, compresses. — ■ Ceux-ci, préalablement humectés, sont enfermés dans des boîtes en métal munies de trous laléralement par où la vapeur peut s'échapper. Un mouvement de rotation imprimé au couvercle suffit à oblitérer la boîte à sa sortie de l'autoclave (fig. 3).

On aura plusieurs boîtes, l'une pour les compresses humides,

l'autre pour les lamponset rondelles, une troisième contenant les pansements secs:

rondelles de gaze cl rondelles de coton hydrophile superposées. Ces

dernières seront stérilisées par la chaleur sèche. On prendra de préférence de petites boîtes plates, renfermant un ou deux pansc-

Fio. 3. —

Boîtes métalliques pour stérilisation à l'autoclave des tampons et objets de pansement.

TECHNIQUE PRÉ-OPÉRA Ti URE

nients au plus, do manière à se servir toujours de boîtes vierges à la tin de chaque opération.

b) Les liquides, les soies, les ciuas et tous autres objets seront stérilisés par le même procédé.

e) Collyres. — 11 en est de même des collyres qui peuvent être employés en solution aqueuse ou en solution huileuse1 (Pauas, Scriui).

Ces collyres sont introduits dans des flacons ou mieux da n s d es a m po u 1 es(de Lapersonne) comptegouttes (fig. 4 et 5).

Les collyres aqueux

peuvent être Stérili- Kic. 4. — Flacons complc-goulles.

sés à l'autoclave ; il

n'en est pas de même pour les collyres huileux 2.

Fig. 5. — Ampoules comiile-goultes slërilisubles.

d) Récipients, plateaux, clvettes, cristaux. — Ils seront également stérilisés à l'autoclave. La forme des boîtes d'instruments, dont les couvercles servent en même temps de récipients, rend inutile un grand nombre de plateaux. Néanmoins il sera impossible le plus souvent de stériliser à l'autoclave la plupart des objets nécessaire à

1. Le véhicule employé sera l'huile d'olives ou l'huile d'arachides, ces deux substance.'^ ayant la propriété de ne pas être irritantes et de dissoudre les alcaloïde-* basiques. L'huile est lavée h l'alcool et stérilisée. A lin d'éviter toute irrilation '«n fera usa^c d'une huile parfaitement pure. On formulera ainsi (1) :

Huile d'oli\< s fraîche bien lavée à l'alcool et stérilisée . 10 c. c. Cocaïne .' , . . '. 0,20 ecnlifrr.

Le collyres à l'huile ne peuvent être stérilisés à L'autoclave ; l'huile est d'abord portée à 12> pendant un quart d'heure, puis on laisse refroidir à lill" et OU ajoute l'alcaloïde. On ne dépassera pas 00° parce que les alcaloïdes, peu stables dm- l'huile, décomposent facilement par la chaleur; ou chauffe à liU", à dissolution complète.

Ll COC9ltie Ml loltlble jusqu'à 2 p. IOO ; lus autres alcaloïdes (alropine, ésériue),

2. Pour la préparation de l'huile bWoduréu consulter: .1. DCLAOOUA, RtO, grfo. lie clinirjiie el de lhérui>enli<itic (juin 1HD3.).

NOTIONS PRÉLIMINAIRES

une intervention. On pourra se contenter de les flamber, puis ils seront recouverts avec des champs stérilisés et les instruments déposés directement sur ces champs. L'asepsie parfaite est ainsi assurée.

Page 1