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SYMBLÉPHARON ET MOYENS L)E LE COMBATTRE

brûlures le plus souvent, plaies du globe et des paupières. Elle csl totale ou partielle. La première variété (aukyloblépharon) s'accompagne d'ordinaire de lésions cornéennes profondes et demeure incurable.

A la seconde s'applique une série d'opérations qui varient suivant l'étendue et le siège du symblépharon. Celui-ci peut être antérieur (lorsque les adhérences entre les deux surfaces conjonctivales ne s'étendent pas jusqu'au cul-de-sac et permettent le passage d'une sonde au-dessous d'elle); postérieur (si les adhérences se trouvent vers la périphérie, au niveau du cul-de-sac), ou occuper toute la hauteur du cul-de-sac, depuis le limbe scléro-cornéen jusqu'au fornix.

Les chances de réussite sont en raison inverse de l'étendue du symblépharon. L'antérieur est le plus simple : la section seule ou suivie de suture peut suffire. Le postérieur nécessite des procédés plus compliqués qui tous ont pour but d'éviter la reproduction des adhérences : réunion de la muqueuse par attraction, transplantation des lambeaux par torsion.

Si l'adhérence est large et occupe toute la hauteur du cul-de-sac, ou si le globe a été détruit et les culs-de-sac également, on sera obligé de recourir aux greffes ou à différents procédés d'autoplastie.

A. — SYMBLÉPHARON ANTÉRIEUR

La section simple suffit si la bride est étroite. On s'opposera à la formation de nouvelles adhérences à l'aide de pommade iodoformée introduite- fréquemment entre les paupières pendant les premières vingt-quatre heures.

Si la perte de substance est suffisamment étendue, on suturera respectivement les lèvres des deux plaies palpébrale et bulbaire.

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