‹ Chirurgie de l'oeil et de ses annexes [electronic resource]Chapitre 269 sur 297 · C. — BLÉPHA ROSPA SME · texte numérisé non relu

C. — BLÉPHA ROSPA SME

Nous n'avons eu en vue jusqu'ici que l'entropion spasmodique localisé à la paupière inférieure, d'origine sénile le plus souvent. Le blépharospasme est également un entropion spasmodique, étendu aux quatre paupières et qu'on pourrait dénommer exorbitant.

Intermittent au début et cédant à l'éleclrisalion du muscle orbiculaire, au bromure de potassium et aux préparations arsenicales, il devient permanent chez certains sujets, constituant une véritable infirmité par la quasi-cécité qu'il détermine.

Le traitement le plus recommandable s'adresse à la cause et réside dans les moyens psychiques et dans l'éducation du malade. S'il demeure insuffisant diverses interventions pourront être proposées. Ce sont par ordre de gravité croissante : la dilatation forcée des paupières, la section sous-cutanée des filets du facial à leur pénétration •à la partie inféro-externe de l'orbiculaire, l'élongalion et enfin la section du facial, suivie de l'anastomose spino-faciale. Toutes, à l'exception de la première, demeurent des opérations d'exception.

•I" Dilatation forcée des paupières. — Elle sera pratiquée, après anesthésie régionale, au moyen des releveurs de Desmarrès el est comparable à la dilatation anale Mlle suffit dans les cas de moyenne intensité à faire cesser le spasme île l'orbiculairci

2° Section des filets orbiculalres du nerf facial. — Elle esl faite au moment où les filets terminaux du facial abordent la partie inféro-cxterne du muscle orbiculaire et sera combinée à la résection de fragments de ce muscle. Elle réussit également dans des cas de moyenne intensité et a l'avantage de ne pas eut rainer de désordres graves. La paralysie de l'orbiculaire et la lagopbtalmie momentanée qui en résulte ne sont pas définitifs car il persiste suffisamment de fibres indemnes pour assurer la mobilité, mais souvent aussi pour permettre au blépharospasme de se reproduire.

3° Èlongation du facial. — Le facial est mis à nu, chargé sur un crochet et attiré assez fortement en dehors. L'élongation retentit sur les centres bulbaires mais n'a qu'une action temporaire.

i Section du facial suivie de l'anastomose spino- faciale. — Technique. — Après incision des téguments du tragus jusqu'à la hauteur de l'os hyoïde en suivant le bord antérieur du sternocléïdo-mastoïdien, on décolle la parotide de la paroi postérieure de sa loge et on découvre le facial dans l'angle dièdre limité en arrière par le digastrique. l apophyse styloïde et les muscles styliens. Entre ceuxci émerge le facial qui est dégage et sectionné au ras du trou stylo-mas toi- A dien (fig. 416). •

Le spinal est découvert à son tour souslesterno-mas- g. '.

toldien et anastomosé avec le facial.

Pour cela, après section du muscle digastrique.on fait une fenle au milieu du spinal, laquelle est écartée

et on amène dans

la partie su|*;rieii- phalique, re de la fente le

bout périphérique du facial qui y est fixé par deux lernmalique. 1

fiésoXTAT. — Le résultat immédiat esl la disparition du blépharospasme, compliquée naturellement de la paralysie du nerf facial. Mais deux mois

FïG. 416. — Anastomose spino-faciale.

' p. artère auriculaire postérieure. — /*. facial. — c. c. artère carotide externe. — g. h. grand hypoglosse. — c. p. carotide primitive. — o. artère occipitale. — m. d. digastrlcrue. — </. spinal. — q. t. ganglion fym- ■ j. e. veine jugulaire externe.

points de suture névri-

1. Ar\i>if. et CtfXEO, Traitement du blépharospasme tf ra \ i- par l'anastomose «pino-fariale. Arch. d'ophlalm., 1905, p. ZÛ1,

OPÉRATIONS SUIt LES PAUPIÈRES

après la tonicité des muscles paralysés réparai! peu à peu et l'occlusion du l'œil pendant le sommeil est recouvrée assez, vite. Toutefois la paralysie faciale persiste toujours en partie et c'est un des gros inconvénients de la mél liodc.

Toutes ces opérations se rapportent à l'entropion cicatriciel et seront assez rarement employées.

Nous décrirons sous cette rubrique les différents procédés de transplantation du sol ciliaire, et l'ablation du sol ciliaire. Imaginée par Flarer1 et très en faveur autrefois, elle est aujourd'hui abandonnée en raisou de la difformité qu'elle entraîne. Nous la décrirons cependant, car les autres procédés de transplantation du sol ciliaire en dérivent.

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