‹ Chirurgie de l'oeil et de ses annexes [electronic resource]Chapitre 282 sur 297 · Marquez, Arch. d'oplitalm., 1916, p · texte numérisé non relu

Marquez, Arch. d'oplitalm., 1916, p

OPÉRATIONS DU PTOSIS

où le nœud est capable de produire des ulcérations cornéennes, mais par la peau, tout près du bord libre.

e) Les fils sont noués sur un petit rouleau de gaze et serrés jusqu'à relèvement suffisant de la paupière. Les chefs seront coupés loin du nceud, afin de pouvoir serrer ou relâcher celui-ci les jours suivants

Fie. 471. — Procédé de Molais.

Section d'une languette latérale au lieu d'une languette médiane. On a placé audessous de l'anse de fil un catgut qui, une fois serré, empêchera les fils de couper et assurera le succès de l'intervention.

d'après le résultat obtenu. La cornée, insuffisamment recouverte au début, sera soigneusement surveillée. On ne craindra pas, ici plus encore peut-être que dans toutes les opérations de ptosis, de mettre beaucoup de pommade iodoformée faible ou de vaseline stérilisée dans le cul-dc-sac conjonctival avant d'appliquer le pansement, formé tout d'abord d'une rondelle de tulle gras, puis de rondelles de gaze stérilisée.

Procédé de Parinaud. — Le procédé est bas»'; sur le même principe; mais il laisse intact le tendon du droit supérieur. L'opération consiste à passer une anse de fil sous le muscle droit supérieur nus à nu el à faire sortir les extrémités du fil au niveau des cils, l'aiguille glissant entre le tarse et lu peau. L'anesthésie locale suffit.

OPÉRATIONS SUR LES PAUPIÈRES

Premier temps. — Incision de la conjonctive. — Le globe élant fortement abaissé, la paupière supérieure est retournée; on saisit avec la pince

le bord supérieur du tarse et on pratique, parallèlement à CO bord une incision de \i à •15 millimètres.

Deuxième temps. — Saisie du tendon. — La conjonctive est libérée de ses adhérences et on pusse sous le muscle droit supérieur mis à nu l'une des aiguilles d'un fil doublement armé en comprenant dans la suture la capsule avoisinante (fig. 472).

Troisième temps. — Avancement du muscle. — Chacune des aiguilles est d'abord passée dans le bord du lambeau coujonctival ; puis, traversant le tendon du releveur de la paupière, elle glisse entre le tarse et la peau et vient ressortir au niveau des cils à 7 ou 8 millimètres de distance de l'autre. Les deux chefs du fil sont suturés sur un petit rouleau de colon.

11 suffi l de serrer plus ou moins pour découvrir non seulement la pupille, mais toute la cornée l. Là encore les fils seront coupés loin du nœud afin de pouvoir serrer ou relâcher celui-ci les jours suivants d'après le résultat obtenu.

Résultats et valeur thérapeutique des deux procédés. — Le

relèvement de la paupière est obtenu clans les deux cas. On pourrait craindre que l'opération de Motais n'entraîne un certain affaiblissement dans la force du muscle avec prédominance de l'antagoniste. Il fait rarement défaut les jours suivants, capable même d'entraîner de la diplopie, mais celle-ci ne persiste pas.

L'opération de Parinaud, d'une exécution plus facile, a l'avantage de respecter le tendon du droit supérieur, mais les résultats sont moins durables. L'inocclusion palpébrale, conséquence directe du relèvement de la paupière, nous paraît inévitable. Celle-ci, appliquée contre le globe auquel elle est fixée, n'obéit plus à la contraction de l'orbiculaire et la cornée demeure découverte. On donnera donc la préférence à l'opération de. Motais.

I. La traction exercée par le lil a tendance à subluxer le tarse. Pour éviter cet inconvéni int on peut, avanl de placer les lils, exciser une languette semi-lunaire, intéressant sa moitié supérieure. Celle excision nous a donné dans un cas un excellent résultat immédiat.

Fig. 472. — Opération du plosis. Procédé de Parinaud.

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