‹ Chirurgie de l'oeil et de ses annexes [electronic resource]Chapitre 38 sur 297 · SOINS. CONSÉCUTIFS · texte numérisé non relu

SOINS. CONSÉCUTIFS

L'opération faite, de l'ésérine en solution huileuse est instillée s'il y a menace d'enclavement. On instillerait au contraire de l'atropine si l'opération est dirigée contre une iritis ou une irido-cyclilc. Lin pansement occlusif, sec ou humide, est appliqué suivant qu'il s'agit d'une ponction simple ou d'une infection du globe elle malade reste

1. I,a pique donne une plaie oblique dont les lèvres, très bien couplées, se deatriteol rapidement et expose moins «pie tout autre au prolapsus irien. Si la chambre antérieure u 'existait pas, on se servirait d'un contenu très étroit : ta ponction et la contre-ponction seraient laites au limbe et la partie intermédiaire sectionnée également au limbe, (jette section au couteau est rarement employée alors en tant que paracentèse, car le but principal de l'opération (écoulement do l'humeur aqueuse qui fait défont ici) n'est pas obtenu. Elle n'est le plus souvent que le pfemier temps d'une Opération plus complète (iridectomie, etc.).

OPÉRATIONS SUR LA CORI\ÉE

au repos vingt-quatre heures. Le lendemain la chambre antérieure est reformée et le pansement est remplacé par un bandeau flottant.

1° KÉRÀTOTOMŒ OU OPÉRATION DE SCEMISCH

Il est de notion courante qu'un ulcère à marche progressive s'arrête ou même régresse une fois la perforation de la cornée effectuée Aussi Sœmisch, en 1869, eut l'idée, dans le cas d'ulcère serpigineux de la cornée, de fendre transversalement toute l'épaisseur delà membrane au niveau de l'ulcération, opération qui d'ailleurs avait été déjà pratiquée bien avant lui.

Indications. — L'opération peut être faite dans les ulcères serpigineux à marche progressive, à bords blanchâtres, soulevés, lorsque tous les autres moyens ont échoué (chauffage, cautérisation) et que l'ulcère a envahi une grande partie de la membrane et menace de se terminer par perforation; de même 'dans les abcès étendus de la cornée. Néanmoins avant de recourir à cette éventualité on cherchera à évacuer le pus retenu entre les lamas de la cornée par des ponctions dans l'épaisseur de la cornée à la périphérie de l'ulcère, au moyen delà pique, véritables paracentèses intra-cornéeunes. Manuel opératoire. — Instruments : Écarteur, pince fixatrice et

couteau à cataracte à lame étroite.

Technique. — A moins d'indocilité très grande du malade, l'a-, nesthésie locale suffit, la majeure partie des fibres nerveuses de la cornée étant détruite.

Elle pourra être complétée par une injection intra-orbilaire profonde de novocaïne suivant la technique décrite ailleurs (voy. iridectomie antiglaucomateuse, p. 14).

Le sujet couché et l'écarteur mis en place, l'œil est fixé tout contre le linihe, à l'extrémité interne du diamètre horizontal, à l'opposé du point de ponction. Le couteau, tenu le tranchant en avant, perpendiculairement à la face antérieure de la cornée, pénètre un peu en

Fie. 2ii. — Kéralolomie.

Lu couteau, tenu le tranchant on avant, pénètre en dehors de l'ulcère, en plein tissu sain, glisse en arrière <le lui d;ms la chambre antérieure et ressort également en plein lissu sain.

dehors du bord externe de l'ulcère, à 1 millimètre environ, en plein tissu sain. L'instrument, après avoir franchi la chambre antérieure, ressort à l'opposé du point de ponction, un peu en dedans du bord interne de l'ulcère, à l millimètre de lui, également en plein tissu sain (Tig. 20). La section est donc faite de telle sorte que la ponction et la contre-ponction se trouvent situées dans le tissu sain, en dehors de l'ulcère (fig. 27).

Une fois la contre-ponction faite, la section est achevée très lentement d'arrière en avant, sans imprimer au couteau aucun mouvement de rotation, afin d'éviter la projection brusque au dehors de l'iris et du contenu de la chambre anté-

Fig. 27. — Kératoto-

neure. mie. Etendue à don-

La pince fixatrice est enlevée. Si le contenu pu- ner à l'incision, rulent reste entre les lèvres de la plaie, il serait retiré avec une petite pince courbe, de même que le tissu nécrosé qui peut se trouver à la surface de l'ulcère. On se gardera de chercher à évacuer, par des manœuvres répétées, les dernières traces du pus, des tentatives d'extraction prolongées pouvant généraliser l'infection.

Traitement consécutif. — Après l'opération, un pansement humide est appliqué et renouvelé fréquemment. On y ajoutera les collyres et pommades habituels (violet de méthyle, énésol, chloramine à 4 p. 100, pommade iodoformée, etc.).

On a conseillé de rouvrir les lèvres de la plaie à l'aide d'un stylet le lendemain et les jours suivants, si le pus s'est reformé, mais il faut prendre garde de déterminer des dilacéralions trop profondes. Le mieux est de n'intervenir à nouveau que dans le cas de nécessité absolue.

Complications. — a) L'accident le plus fréquent est le pkolapsus de l'iris. Il se montre aussitôt l'opération ou à la suite de nouvelles réouvertures de l'incision. L'excision immédiate du prolapsus est impossible et les synéchies antérieures qu'il entraîne peuvent être le point de départ d'hyperlonie du globe. C'est un des gros reproches qu'on peut faire à l'opération; il est vrai que celle-ci étant réservée aux ulcères profonds à marche serpigineuse et aboutissant le plus souvent à la perforation de la cornée, l'objection a peu de valeur. Le prolapsus irien, s'il se produit, serait cautérisé les jours suivants.

b) L'issi.e nu cri sta l m > et nu virnic survient très rarement. Elle reconnaît pour cause une indocilité très grande du malade qui contracte fortement l'orbiculairc au moment de l'intervention. La panophlalmie est alors la règle, le vitré ayant été contaminé au contact des lèvres de la plaie.

nl'ÉUM'IONS SUR LA CORNÉE

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