I. — PLAIES DE LA SCLÉROTIQUE ET PLAIES GORNÉO-SCLÉRALES
Elles sont pénétrantes ou non pénétrantes et celte distinction est surtout de mise pour les plaies de la cornée, dont les couches superficielles seules peuvent être intéressées (éraillures, érosions).
A. — Les plaies non pénétrantes se cicatrisent naturellement. Toutefois les éraillures traumatiques de la cornée, faites par l'ongle ou un instrument sale, sont souvent longues à se cicatriser et peuvent être l'origine d'un ulcère infectieux grave, surtout lors d'infection concomitante du sac lacrymal ou d'ozène (A. Terson) et ces deux affections seront traitées en même temps. La kératite à hypopyon ne reconnaît presque jamais d'autre cause.
Ces cas mis à part, justiciables d'interventions variées: incision, cautérisation, chauffage (V. p. 43) on se bornera au pansement occlusif de l'un ou des deux yeux, afin d'immobiliser le globe et de calmer la douleur, après lavages soigneux des culs-de-sac conjonctivaux avec la solution de cyanure d'Hg à 1 p. 1000, instillations de collyre au collargol à 1 p. 20 et l'emploi de pommade iodoformée à 4 ou 5 p. 100. Des douleurs persistantes seront calmées par des instillations répétées d'une solution d'atropine à 0,50 ou 1 p. 100 et par la dionine en solution à i p. 20.
— Les plaies pénétrantes intéressent la sclérotique et la cornée dans loule leur épaisseur ou même les trois enveloppes à la fois. A nioin3 de délabrement considérable el de destruction à peu près complète du globe, le traitement sera lout d'abord conservateur. Plu-
58 OPÉRATIONS PRATIQUÉES SUR LA SCLÉROTIQUE
sieurs cas doivent être envisagés suivant que la plaie est limitée à la cornée, à la sclérotique, ou intéresse les deux à la fois 1.