‹ Chirurgie de l'oeil et de ses annexes [electronic resource]Chapitre 48 sur 297 · PLAIES DE LA COUVÉE · texte numérisé non relu

PLAIES DE LA COUVÉE

La conséquence immédiate est la disparition de la chambre antérieure, avec hypotonie du globe et prolapsus de l'iris.

a) La. cornée seule est intéressée. — Si la blessure est centrale et le prolapsus irien léger, on instillera le collyre à l'atropine afin de tenler par la dilatation de la pupille de dégager le bord pupillaire enclavé. La blessure est-elle périphérique et la racine de l'iris vientelle faire hernie entre les lèvres de la plaie, on tentera, si on est appelé aussitôt, de réduire le prolapsus à l'aide d'une spatule stérilisée introduite entre les lèvres de la plaie, aneslhésiée au préalable. Plus tard, on instillera les myotiques dans le but, par la contraction de la pupille, de dégager la racine de l'iris. Mais ces moyens sont presque toujours impuissants et le prolapsus, s'il est volumineux, serait excisé ou cautérisé.

b) La place est compliquée de cataracte traumatique, ce qu'on reconnaîtra à l'aspect laiteux du champ pupillaire obstrué par les masses crislalliniennes opacifiées. C'est alors le traitement de la cataracte traumatique et de ses complications qui lient la première place (voy. chapitre v).

Dans tous les cas, que la plaie intéresse seulement la cornée ou aussi le cristallin, qu'elle soit périphérique ou centrale, qu'elle s'accompagne ou non d'enclavement irien, indépendamment de la médication inhérente à chaque variété, la conduite générale reste la même: repos au lit les premiers jours pour favoriser la cicatrisation et pansement antiseptique pour prévenir l'infection (pommade iodoformée et instillations de collargol ou mieux d'énésol ou de chloramine à 4 p. 100 2). L'œil est maintenu fermé sous un pansement occlusif sec si la réaction est modérée, humide si la réaction est vive : deux ou trois sangsues à la tempe compléteraient alors la médication.

On s'abstiendra, en principe, des lavages antiseptiques. Ils sont

1. Nous écartons les cas où, à la suite d'une perforation du globe un corps étranger, métallique ou non, est demeuré dans son intérieur, (le serait alors la thérapeutique des corps étrangers Lntra-oculaires (voy. chap. iv, 2' partie). ICI si on a la moindre raison d'en soupçonner l'existence en présence de toute plaie pénétrante d'origine mal déterminée, on fera immédiatement une radiographie. Celle-ci est prise de profil, h: sujet regardant en haut, pendant la première moitié ,puis en bas pendant la seconde moitié de la pose ; la présence d'un corps étranger iutraoculaire se révélera sur la plaque par deux opacités correspondantes aux deux positions successives du corps étranger.

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