Gigon (Union méd
servir de repère essentiel dans la recherche parfois si difficile de l'uretère.
Il semble cependant qu'il y ait deux exceptions à cette règle.
C'est par exemple, lorsque le rein fait défaut; ainsi, quand à la suite d'une nèphrectomie on entreprend l'extirpation de l'uretère pour la cure d'une fistule post-opératoire. Dans les cas de ce genre l' incision-type convient encore. On pourra seulement la prolonger un peu moins vers le thorax et surtout la faire dévier légèrement dans le sens latéral, afin de ne pas tomber en plein tissu cicatriciel.
Autre exception : le rein n'est certainement pas en cause et l'opérateur a le droit de s'en désintéresser : par exemple, il s'agit de dévier le cours normal des urines par l'établissement d'un méat urétéral à la peau de la région lombaire. Dans ce cas encore, pourquoi ne pas découvrir l'extrémité inférieure du rein, si les recherches, ainsi que nous espérons le démontrer, sont de ce fait beaucoup simplifiées ?
Nombreuses sont les lignes opératoires qui ont été proposées. Toutes méritent considération et avec toutes il est permis de mener à bien l'opération. Néanmoins elles sont loin d'avoir une valeur égale, et pour fixer un choix parmi ces tracés, il faut se souvenir que la meilleure incision en médecine opératoire est celle qui réunit les deux conditions suivantes :
1° Conduire directement sur l'organe cherché avec un délabrement minimum de la région, c'est-à-dire dans le cas particulier avec un décollement du péritoine aussi limité que possible.
2° Donner un jour suffisant pour permettre les manipulations (ici sutures, extraction de corps étrangers), dont l'organe peut être l'objet.
Nous ajouterons comme troisième condition à propos de l'uretère, découvrir la plus grande étendue possible de ce conduit.
Empruntant à M. Le Dentu (1) sa classification des incisions pour la découverte extra-péritonéale du rein, nous considérons que l'uretère peut être mis au jour par des incisions simples ou combinées.
« Parmi les incisions simples, les unes sont rectilignes et verticales, les autres rectilignes, mais obliques par rapport à l'axe du corps, enfin il en est de courbes dans diverses directions. »
L'incision verticale, pratiquée à 7 centimètres de la ligne épineuse sur le bord externe de la masse sacrolombaire, a le mérite incontestable de bien exposer le hile et de se rapprocher au maximum du trajet urétèral. Mais elle se réduit à une boutonnière musculo-aponévrotique insuffisante pour des recherches un peu étendues, même si on prolonge l'incision sur les fausses côtes et l'os iliaque, suivant les indications de MM. Pèan et Ollier. La partie postérieure de la crête iliaque constitue un obstacle absolument insurmontable pour des recherches intéressant la portion du conduit qui confine au détroit supérieur.
C'est cependant une incision de cette nature que préconise Trèkaki (2) dans sa thèse : « On fait une incision verticale sur les téguments du flanc, de 5 à 6 centimètres d'étendue et à un travers de doigt de la onzième côte. Cette incision se prolonge jusqu'à 1 centimètre environ de la crête iliaque. » Mais il faut reconnaître que ce procédé est loin d'être infaillible dans ses résultats, puisque l'auteur ajoute : « Nous avons fait cette opération cinq fois (sur le cadavre) et nous pouvons le dire dès maintenant quatre fois nous avons réussi à découvrir l'uretère sans grande difficulté ».
On ne saurait songer à reporter cette incision verticale