INDICATIONS
Les affections du rein, pour lesquelles l'ablation de cet organe a été pratiquée, peuvent être rangées sous trois chefs principaux : dilatation aseptique ou hydronéphrose, néoplasmes et inflammations suppuratives du rein.
Des lésions analogues se développent parfois sur l'uretère. Nous les passerons successivement en revue pour y puiser, s'il y a lieu, des indications à l'urétérectomie.
Une indication à cette opération ne peut être trouvée dans Yurètèrhydrose. Comme cette affection s'accompagne toujours d'un certain degré de dilatation du bassinet, celle-ci prend la première place dans le choix du traitement, lequel, en l'absence de toute possibilité de rétablir le cours normal des urines, se réduit à l'établissement d'une fistule urinaire ou à la nèphrectomie.
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Cette dernière est suffisante : il est inutile et surtout dangereux de chercher à la compliquer par la résection de la poche urètérale. Bien plus l'urétèrhydrose constitue pour M. Le Dentu une « contre-indication à la néphrectomie primitive encore pins formelle que dans le cas d'hydronéphrose constituée exclusivement aux dépens du hassinet. » Les observations montrent que lorsque l'hydronèphrose se prolonge dans la fosse iliaque tout entière, l'extirpation offre de grands dangers à cause de la fréquence des adhérences. « Des opérations incomplètes, inachevées, des déchirures du péritoine, des viscères, des gros vaisseaux, des accidents septiques consécutifs, voila à quoi on s'expose par ces tentatives imprudentes. » Le Dentu (1).
C'est seulement si la dilatation des voies d'excrétion se compliquait de lésions inflammatoires avec rétention de pus que pourraient rationnellement se discuter les indications de Purètèrectomie ; en tout cas elle ne devrait pas être primitive, mais pratiquée un certain temps après l'incision de l'hydronèphrose. Nous nous étendrons suffisamment sur ce sujet dans les pages suivantes pour n'avoir pas à y insister ici.
Le cancer de l'uretère n'est guère plus riche en indications opératoires. Il est en effet presque toujours secondaire à un néoplasme du rein ou de la vessie, plus rarement d'un viscère situé sur son trajet. L'état de l'organe primitivement atteint relègue au deuxième plan la thérapeutique de la lésion urètérale. Quant au cancer primitif il se réduit à quelques cas isolés et « il est encore à venir le jour où quelque tentative d'extirpation heureuse ou malheureuse viendra donner â cette question l'intérêt pratique qu'elle n'a pas encore » Legueu (2).
La conduite â suivre dans ces cas- rares peut être néan-