CONCLUSIONS
I. — La voie eoclra-péritonéale est la meilleure et Vextrèmitè inférieure du rein, le repère le plus sûr pour la dènudation rapide de cet organe et pour la découverte chirurgicale du bassinet et de l'uretère lombaire.
L'uretère pelvien doit être cherché par la voie extrapéritonèale supérieure ou iliaque au niveau de son croisement avec l'artère iliaque externe. La méthode sacrée lui est inférieure à cause de l'absence de point de repère de ce côté. La voie vaginale est très avantageuse pour la découverte de la portion juxta-vésicale.
Enfin, parmi les procédés de taille hypogastrique c'est la taille transversale qui met le mieux en évidence les orifices urétèraux.
II. — Dans la nèphrolithotomie, on doit joindre l'examen de l'uretère à celui du rein afin de pouvoir fermer immédiatement la plaie de ce dernier organe, si les conditions anatomiques le permettent.
L'absence de calcul urètéral ne pourra être considérée comme certaine qu'après le cathètèrisme descendant du conduit. La migration de la sonde dans l'uretère doit toujours être contrôlée par la palpation directe du canal.
L'incision du bord convexe du rein est préférable à la pyélotomie pour l'extraction des calculs de l'extrémité supérieure de l'uretère.
La taille hypogastrique est le procédé de choix pour l'ablation des calculs enclavés au niveau de l'extrémité vèsicale.
Quant aux pierres arrêtées dans la continuité du conduit, il faut toujours essayer leur rebroussement clans le
bassinet. L'impossibilité de cette manœuvre autorise seule l'urétèrotomie longitudinale.
Celle-ci se terminera par la suture de la plaie urètérale.
III. — L'étude anatomique des rétrécissements de l'uretère montre qu'ils sont bien rarement justifiables de la résection. Exception doit être faite cependant pour les sténoses développées au niveau de Yinfundibulum, lesquelles réunissent les conditions les plus avantageuses pour la réussite de cette opération.
De la comparaison des résultats cliniques et expérimentaux obtenus par la suture des plaies transversales complètes de l'uretère, il ressort que les conditions de cette suture sont en général moins avantageuses sur l'uretère normal que sur l'uretère pathologique, à cause de la fixité et surtout de l'épaisseur et de la dilatation souvent considérables de ce dernier.
IV. — Lorsqu'on pratique la néphrectomie pour suppuration rénale il faut s'inquiéter de l'état de l'uretère afin de prévenir la formation d'une fistule post-opératoire.
S'il est profondément altéré, on enlèvera le segment attenant au rein. Si l'urétérectomie totale est jugée nécessaire, elle devra faire l'objet d'une intervention ultérieure qui sera retardée jusqu'au jour où la rétrocession des lésions pourra être considérée comme désormais impossible à obtenir autrement que par un traitement opératoire.