‹ Chirurgie de l'utérusChapitre 46 sur 134 · REDRESSEMENT DE L'UTÉRUS · texte numérisé non relu

REDRESSEMENT DE L'UTÉRUS

Définition. — Nous entendons par cette dénomination le redressement non sanglant de l'organe fléchi.

Historique. — L'histoire du redressement se confond d'abord avec celle des pessaires (Hervez de Chégoin, Lisfranc, Récamier, Velpeau, etc.; et il faut arrivera l'ère moderne de la gynécologie, avec Hégar, Hodge, Fehling, Gaillard Thomas, Simpson, Valleix, etc., pour voir formulées les règles de cette petite intervention.

Manuel opératoire. — On pratique d'abord la dilatation lente, au moyen de laminaires, qui ont en outre l'avantage de ramollir le tissu utérin et de le rendre plus facile à modifier dans sa forme. Cette préparation préliminaire terminée, on procédera au redressement proprement dit, au moyen de dilatations ré-

Fig. 176. — Redresseur fixe de Trélat (Modèle Collin).

Fig. 177. — Redresseur articulé de Trélat (Modèle Collin).

pétées tous les deux ou trois jours avec des bougies de Hégar. Ce traitement devra être poursuivi au moins pendant deux mois. Si, dans l'intervalle des séances, le col utérin se referme trop énergiquement, on recommencera la dilatation lente. On obtiendra le même résultat en pratiquant le drainage de la cavité utérine entre les séances.

On a aussi cherché à pratiquer le redressement au moyen de pes-

saires à tige intra-utérine [Fig. 178, A). Le meilleur est celui de Fehling. C'est un tube de verre épais, fenêtre' et pourvu d'un pavillon.

Ce tube est légèrement incurvé sur lui-même , suivant la direction de la cavité utérine normale. On le remplit de poudre d'iodoforme et on l'introduit dans la cavité utérine préalablement dilatée [Fig. 178, B) On le laisse en place de huit à douze mois (Fehling).

Le tube ne doit pas être trop long,

Fis. 178. — Pessaires à tis>e intra- ci • „. j r j

utérine. - a, modèfe ordi- afin de ne Pas arriver au contact du fond naire. — B,Pessaire de Fehling de l'organe, où il pourait provoquer des

(D'après Pozzi). . , . .

desordres par compression.

ouïtes. — Elles seront absolument nulles, si les précautions antiseptiques ont été observées. Dans le cas contraire, on pourra voir se développer tous les accidents d'ordre infectieux, qui peuvent suivre les interventions sur l'utérus.

Indications. — Le redressement n'est applicable qu'aux flexions utérines d'origine congénitale. Il peut suffire dans les cas d'antéfiexion ; mais il est habituellement insuffisant dans les cas de rétroflexion. Il faut alors recourir aux stomatoplasties et aux méthodes opératoires employées contre les rétroversions.

HYSTEROPEXIES VAGINALES. 2o5

Page 1