INTRODUCTION
On peut concevoir schématiquement les Ligaments de l'Utérus comme des replis péritonéaux, renforcés par endroits par des trousseaux fibro-musculaires, ou ligaments proprement dits, et consolidés par les organes juxtaposés à l'utérus, c'est-à-dire la vessie, les uretères, le rectum et les vaisseaux qui se rendent à tous les organes pelviens.
Ces replis péritonéaux peuvent contenir dans leur épaisseur des néoplasmes, émanant des organes de voisinage, annexes, utérus, organe de Rosenmûller, vessie, rectum, etc., ou des collections purulentes, provenant d'infections aiguës de ces mêmes organes.
Enfin, ces replis, destinés à maintenir l'utérus en position normale, peuvent, à la suite de grossesses répétées chez des femmes prédisposées ou par effondrement du périnée, devenir trop lâches et ne plus remplir leur fonction physiologique.
Le chirurgien a donc à intervenir sur ces ligaments, soit pour enlever un néoplasme, soit pour évacuer une collection purulente, soit enfin pour remédier à leur laxité.
Nous allons nous conformer à ce plan d'ensemble dans l'étude qui va suivre, et, pour mieux faire ressortir chaque opération, nous étudierons séparément les procédés opératoires employés pour chaque ligament.
On ne devra pas oublier que les restaurations ligamentaires doivent souvent se compléter les unes par les autres et surtout venir s'ajouter à des autoplasties vaginales et aux interventions abdominales sur les annexes et l'utérus.
Cette remarque faite, nous allons étudier successivement les opérations pratiquées sur les Ligaments Ronds, les Ligaments Larges, et les Ligaments Utéro-sacrés ; et, pour chacun de ces ligaments, nous passerons en revue les opérations faites par la voie extra et intra-abdominale, puis celles pratiquées par les voies vaginale, sacrée, périnéale et rectale.