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ÉNUCLÉATION TRANSCERVICALE DES CORPS FIBREUX

Museux. Si la dilatation n'est pas suffisante pour permettre l'exploration de la cavité utérine, on la complétera avec les bougies de Hégar. Il est en effet utile, à ce moment, de se rendre compte de la situation exacte du fibrome et de son volume. On fera alors l'hémostase provisoire du col, en plaçant une ligature en masse à droite et à gauche du col (Voir la technique de cette ligature p. ioo).

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Pinces de' Museux.

Fig. 282, — Pince à morcellement.

On incisera ensuite le col jusqu'aux culs-de-sac vaginaux, de façon à lui faire une lèvre antérieure et une lèvre postérieure, sur chacune desquelles on place une pince à abaissement.

On abaissera l'utérus au maximum, puis on saisira la tumeur avec une pince de Museux. En tirant sur cette pince de la main droite, et en explorant le contour de la tumeur, avec l'index gauche, on déterminera, sur un point de sa périphérie, l'angle de réflexion de la muqueuse utérine et, en ce point, on pratiquera avec le bistouri une incision, qu'on prolongera sur la tumeur aussi loin que possible. La capsule se trouvera donc ouverte. Avec le doigt on s'en assurera et on commencera à pratiquer l'énucléation de la tumeur, qui se distinguera toujours du tissu utérin par sa consistance plus grande. Si le doigt ne suffit pas, ou ne peut atteindre lès limites extrêmes de la tumeur, on pourra y suppléer avec l'en ucléateur de Pozzi(F*g\2 8o). Pendant toute la durée de l'énucléation,

des pinces, placées sur la tumeur, l'attirent vigoureusement en bas. Quand elle sera complètement énuclée'e,on n'aura plus qu'à l'accoucher au moyen de simples pinces, ou, si elle est trop grosse, au moyen d'un instrument spécial destiné à l'écraser ou à en diminuer le volume. On terminera l'opération, en régularisant la plaie utérine autant que possible, en pratiquant le curettage utérin, enfin en suturant les deux incisions latérales faites au col. Comme pansement, on fera un tamponnement de la cavité utérine à la gaze iodoformée, puis un tamponnement du vagin.

B. Procédés divers. — i° Procédé de Matthews Duncan (1867).

— Ce chirurgien faisait l'opération en deux temps, à quelques jours d'intervalle. La capsule une fois ouverte et l'énucléation commencée, il s'arrêtait. Quelques jours plus tard, il terminait l'opération, qui était alors plus facile, à cause du relâchement des adhérences et de l'infiltration de la capsule.

2° Procédé de Vulliet ( 1 885). — Il fait une incision intra-utérine de la capsule. Pendant quelques jours, il prescrit de l'ergotine et pratique des séances dCélectrisation, tout en faisant d'autre part, tous les deux jours, un tamponnement intra-utérin. Il termine enfin le travail spontané d'expulsion, en enlevant la tumeur comme un polype, ou par lambeaux.

3° Procédé de H. Delagénière (1893) (i)et de E. Schwartz(i89Ô).

— L'opération consiste à faire Yhystérotomie médiane antérieure, pour arriver sur le fibrome, qui est ensuite énucléé. C'est l'application, à l'énucléation des fibromes, du procédé d'hystérotomie vaginale de Doyen pour corps fibreux.

On peut ainsi résumer l'intervention: Incision du cul-de-sac antérieur du vagin ; décollement de la vessie; ouverture du péritoine, si elle est nécessaire ; section médiane de la lèvre antérieure du col et de la face antérieure de l'utérus jusqu'au fibrome ; énucléation ou morcellement du fibrome ; suture de l'utérus et du col.

Suites. — L'énucléation expose à des accidents opératoires qui sont, par ordre de fréquence, Yhémorrhagie, la perforation et Y inversion dt l'utérus. La seule façon de remédier à ces accidents, dès qu'on les aura constatés, est de pratiquer l'hystérectomie vaginale. Il en sera de même pour la septicémie post-opératoire.

(1) Voir Statistique Delagénière, 1893-4, p. 6-

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