‹ Chirurgie de la mainChapitre 1 sur 69 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

chacune de ces branches des sciences médicales a fini par se créer une sorte d'autonomie.

La main est un organe sensoriel au même titre que l'œil et que l'oreille. Elle est l'agent propre du tact, c'est-à-dire d'une de nos sensations et de nos perceptions de l'ordre le plus élevé. Confondre le tact avec la sensibilité générale de la périphérie serait une erreur à peine excusable, malgré les ressemblances apparentes qui existent entre ces deux modes de sensibilité.

C'est en vertu de sa fonction sans analogue que la main nous a semblé mériter une pathologie en quelque sorte personnelle. Elle n'est ni la terminaison, ni un appendice du membre supérieur, comme on pourrait le dire du pied : indépendante, elle a charge d'une fonction physiologique qui lui appartient exclusivement.

Dans ces conditions il eût été souhaitable de réunir en une même monographie tout ce qui concerne la main: médecine, chirurgie, traumatismes, malformations, troubles nerveux et trophiques, etc. Nous avons reculé devant Ténormité de l'entreprise, après avoir bien hésité à entreprendre même le simple exposé des affections chirurgicales.

Chaque lésion tient sa valeur de ce qu'elle est et des conséquences qu'elle entraîne dans le fonctionnement de l'appareil où elle s'est fixée. Ce n'est pas sortir du programme étroit où nous nous sommes limité, c'est s'y maintenir que d'indiquer le rôle physiologique de la main et les entraves qu'apportent à son activité les altérations multiples dont nous avons esquissé la description.

Sir Ch. Bell dans son livre intitulé : The hand, ils mec/icir nism and vital endowements (1860) a consacré à la main une élude sans précédents et riche en vues originales. L'objectif

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