INTRODUCTION. VII
du grand physiologiste était do montrer comment le membre supérieur et la main, aux ordres de laquelle il est subordonné, conviennent à leur destination. Empruntant ses preuves et ses exemples à Fanatomie comparée, étudiant la structure des parties constituantes en regard de leurs fonctions, il conclut à la perfection admirable de l'appareil et s'associe presque aux philosophes qui, à la suite du vieil Anaxagore, ont déclaré que l'homme devait à la main sa supériorité. Si capable que soit l'instrument d'exécuter tout ce que son ingéniosité suggère à l'homme, si sûrement qu'il corresponde aux facultés de son intelligence, la main n'est pas la cause de la supériorité humaine et Bell semble préférer l'ingénieux paradoxe de Galien : que c'est en qualité d'être supérieur à tous les autres animaux que l'homme a été doté d'un organe aussi parfait.
Ces données de haute philosophie semblent bien en dehors et au-dessus de ce modeste traité : elles s'y rattachent par le lien le plus étroit.
Plus l'organisme ou le mécanisme est accompli, plus chacun des éléments qui le composent est indispensable, plus il importe, pour en maintenir l'intégrité, de le préserver des moindres atteintes et d'en garantir les plus humbles rouages. Le chirurgien convaincu de cette harmonieuse solidarité s'applique à sauvegarder chaque parcelle.
Un témoignage de cette perfection emprunté à Bell : les extrémités des doigts indiquent les meilleures provisions pour l'exercice des sens. Les ongles supportent les pulpes des doigts et, pour soutenir le coussin élastique qui forme leurs extrémités ils sont résistants et scutiformes. Ce coussin, partie importante de l'appareil externe, grâce à son élasticité et à sa consistance, s'adapte admirablement au toucher.
Un ingénieux observateur a noté qu'on n'arrive pas à sen-