V. Désarticulation radio-carpienne
— Les apophyses styloïdes du radius et du cubitus servent de points de repère. Le milieu de l'articulation est à un centimètre au-dessus de l'apophyse styloïde du radius.
A. Procédé circulaire. — On coupe circulairement la peau à trois centimètres au-dessous de l'articula-
saie pour l'amputation du petit tion ; les téguments sont disséqués
doigt avec extirpation totale de . , , ,
sou métacarpien (Farabeuf). JUSCIU a Ce <ïUe leS sommets des
apophyses styloïdes soient découverts. On cherche de la main gauche la pointe du radius et on engage au-dessous le plein du tranchant du couteau, et en suivant la courbure de l'interligne on tranche les tendons et les ligaments.
B. Procédé elliptique à lambeau palmaire. — Le point culminant de l'ellipse correspond au milieu de la face dorsale à l'apophyse styloïde du radius ; le point infime esta la face palmaire à deux centimètres au-dessous de cette pointe. L'incision passe en dedans entre le pisiforme et le tubercule du cinquième métacarpien, en dehors surl'articulationtrapézo-métacarpienne. Les lambeaux disséqués et relevés, on divise les tendons par une incision circulaire à quelques millimètres plus bas que l'articulation, dans laquelle on pénètre par le bord radial.
Fie. 77. — Tracé de l'incision dor-
U. — RÉSECTIONS.
Les résections des phalanges et des articulations mélacarpophalangicnnes ne sont guère pratiquées que lorsqu'il y a plaie avec issue et dénudalion des os ou bien dans les luxations irréductibles. L'articulation est ouverte sur les parties latérales, les os sont dégagés des chairs et, après les avoir luxés, on les coupe avec une scie ou préférablement avec des cisailles.
Le premier métacarpien par contre est enlevé assez souvent et cette opération, pratiquée pour la première fois par Roux, est excellente, car elle permet de conserver le pouce qui au bout d'un certain temps reprend presque toujours tous ses mouvements.
Le chirurgien, après avoir embrassé de sa main gauche la main du malade, de façon à bien tendre les téguments, fait sur le bord radial du premier métacarpien une incision dépassant d'un centimètre et demi les articulations supérieure et inférieure de cet os. La peau est disséquée et on sépare successivement de l'os le tendon du long extenseur et les muscles de l'éminence thénar. Puis, après avoir bien fait écarter les lèvres de la plaie, on ouvre l'articulation carpo-métacarpienne en coupant le tendon du long abducteur. Après avoir sectionné tous les ligaments de cette articulation, en ayant soin de ne pas blesser le tendon du fléchisseur propre, on saisit l'os avec un davier, on le soulève et on détache peu à peu les chairs qui sont restées adhérentes. On ouvre l'articulation métacarpo-phalangienne en coupant les ligaments latéraux et on termine en enlevant l'os, après avoir sectionné le ligament antérieur.
Fig. 78. — Résection du premier métacarpien (Lefort).