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HISTORIQUE DE LA PLEUROTOMIE

Epiai S an ter ie S dont s'accablèrent Chassaignac et Péhier, ne firent aucunement avancer la ques-

[ais, cette même année, paraissait le mémoire B Moutard-Martin', qui résume bien l'état des fonnaissances de l'époque et donne comme manuel opi^ratoire, de minutieux détails auxquels î trouverons peu de chose à ajouter aujourd'hui; il mentionne 17 opérations dont S morts et 12 guérisons, 5 de ces dernières ayant conservé une fistule. Sans être brillants, ces résultats sont bien supérieurs à ceux que nous venons de signaler.

Cette môme année, Playfair invente son procédé de lavage de la plèvre, qui rentre dans la fhoraccntèse plutôt que dans la pleurotomie.

Grâce aussi aux appareils de Dieulaiby et de Potain, nous sommes à l'époque où la ponction est en grande vogue; elle aurait eu l'avantage sur la pleurotomie, si celle-ci n'avait bénéficié largement de la découverte de Lister.

Gefutenl873 qu'Ewartfit la première pleurotomie antiseptique; mais on resta longtemps sans comprendre l'avantage qu'on en pourrait tirer. Malgré la thèse de Peyrot (1876) qui préconisa l'incision précoce", nous voyons encore la frayeur de l'opération autoriser l'emploi des Ihoracotomes de Vergely (1877) et de Leyden (1878), instruments inutiles et dangereux.

C'est en Angleterre d'abord, en 1873, en Alle-

l' 1. Moutard-Martin. Mémoire sur la pleurotomie, Paris, 1812. Lil. Peyrot. Éludes expérimenlatos et cliniques mr la pleuro~ " ■ - Thèse de Paris, 1816.

PLEUIÎÉSIE PLRCLENTF. ET PLEUROTOMIE

magne ensuite, vers 1878, que l'empyônie antiseptique fut fait couramment. Paraissent alors les observalions de Sinclair et Marsliall, do Baum, Kœnig, Gœschel, Wagner, tandis qu'en France, il nous faut attendre jusqu'en 1882 et 1883, pour trouver des observations de pleu-J rotomie antiseptique de Daniel Mollière, à Lyoi^j du professeur Debove, à Paris.

Le travail de Hache' contribue à faire connaître les avantages de la pleuroloniio antiseptique. Mais bientôt un nouveau mouvement V8î se produire; certains auteurs vont se demandai si l'antisepsie agit bien vraiment sur l'infeclio^ intra- pi enraie, si son rôle no se borne pas i empêclier une infection secondaire; ils von^ môme jusqu'à supposer que la présence de!

liquides antiseptiques dans la plèvre est beaucoup plus nuisible qu'utile ; de là la pensée de \q. plewotomie aseptique sans lavat/es, que Cabot avait pratiquée à Boston, que Bouveret' défend dans son remarquable livre.

L'un de nous s'est fait depuis longtemps le défenseur de cette méthode et voilà bien des années, qu'appelé par son collègue Rigal auprès d'un enfant porteur d'un empyème, il pratiqua la pleurotoniic sans aucun lavage : l'enfant guérit on quelques semaines. Est-ce à dire que ce soit là une règle générale? Non, à coup sûr. Mais, alors, personne ne se Joutait que la diversité du résultat tenait en partie à la diversité de l'infection.

e antiseptique. — Heeun dr Chi'':

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