‹ Chirurgie de la plevre et du poumonChapitre 25 sur 99 · DU DRAINAGE ET DE · texte numérisé non relu

DU DRAINAGE ET DE

vantait derniôrement la suppression du drainage jointe au traitement ambulatoire dès le lendemain de l'intervention ; il est peu probable qu'il se trouve beaucoup d'imitateurs d'une pratique qui fait perdre à la pleurotomie ses avantages les plus évidents.

B. Drainage simple. — Le drainage avec une mèche de gaze a de nombreux inconvénients.

Tous les appareils, canule métallique et antres plus ou moins compliqués, sont d'un usage généralement dillicile et ne rendent pas plus de services que le drain en caoutchouc. Celui-ci peut Ctre changé quand bon semble, se nettoie facilement, est remplacé à volonté par un antre drain plus court on plus mince.

Deux drains, l'un court, l'autre long, assurent mieux la vidange de la plèvre.

On a beaucoup discuté sur la longueur à donner aux drains ; il ne peut y avoir de règles à " cet égard. La longueur du drain dépend du siège de l'incision. A-t-on fait la pleurolomie au point le plus favorable, c'esl-à-dire au point déclive de la collection? Le drain n'a aucune raison d'être plus long que l'épaisseur des parois tboraciques; lui donnerait-on plus, on ne ferait que gêner l'écoulement. Mais si l'on a fait la pleurotomie plus haut que le fond de la collection purulente, s'il reste un cnl-de-sac audessous de l'incision, il y a certes avantage, à faire descendre dans celui-ci un drain dont on diminuera la longueur à mesure que s'accolo-

aoai les

paroi

i du cul-de-sac.

60 PLEURÉSIE Pl'RULEÎvTE ET PLELHOTOMIE

Si nous n'énumérons pas les procédés de drainage qui ont été proposés, disons un mot cependanl. du drainarje valvulaire qui a été appliqué par Phelps, William (1878)', Menzies Hulton'.

Le principe de la méthode consiste à permettre à l'air de sortir par le drain sans y pouvoir rentrer; unsysti^me de soupapes amène assez facilement ce résultat ; mais il paraît plus difficile d'empêcher l'air de passer entre le drain et la paroi.

Si l'appareil fonctionne convenablement, il doit établir dans la plèvre un vide relatif et par cela mfimc, le drainage se rapproche du drainage aspiratif dont il nous reste à parler.

C. Drainage aapiratif. — On a coutume de considérer comme drainage aspiratif le mode de faire que Maurice Raynaud pratiquait dès 1872; il consistait, après pleurotomie, à placer dans la plaie le siphon de Potain; ce procédé est encore, employé bien souvent ; il facilite les lavages qu'on désire pratiquer dans la plèvre, il vide le cul-de-sac de son contenu, en faisant siphon; mais, aussitôt le liquide évacué, le siphon se désamorce et l'appareil ne continue pas à faire le vide dans la plèvre puisque l'air pénètre librement entre les bords de la plaie et le tube,

1° Procéfli: de lioèerlson. — Tels chirurgiens, il est vrai, comme Robertson et Peyrot, placent le tube aspirateur non plus dans une large plaie,

I. WHUani, cita par Mcnzîes Uuttoa. The Lancet, 13 avril 1893, 1, 863.

'J. Menzies HuKon.Empyflwa drainage apparalus. — Lancel, London, 1893, 1, 868 (1 fig.).

mais dans une étroite boutonnière ; l'opération se rapproche alors Je la thoracentèse.

%" Procédé de Vigenan'l. — En revanche, Vigenand ' a rt^ellement pratiqué l'aspiration consécutivement à la pieurotomie, alors que sur ia plaie Ihoracique il a appliqué une ventouse dans laquelle il a fait le vide : c'était là une aspiration inlermitlente, qui d'ailleurs fut suivie de succès.

3" Procédi} de Tachard. — Tâchard*avait cherché déjà à obtenir une aspiration continue ; il faisait une large incision, vidait la plèvre de son contenu purulent et de ses fausses membranes, puis, plaçant le tube à deux branches et le ûxant par un crin aux lèvres de la plaie, il fermait celle-ci tout autour du tube, ce dernier servant d'autre part à faire de fréquents lavages.

Le procédé que Fraentzel' a décrit diffère bien peu du précédent. On en pourrait dire autant de celui qui suit ; toutefois, le siphon ne sert plus, comme on va le voir, au lavage, mais uniquement à l'aspiration.

k' Procédé de Genève. — Ce mode do traitement connu sous le nom de Siphon de Revillod ou

1. Vigenand. Empyime; aspiralion intermiKente; accès syncopal, etc., gtiérison. — Ârch. de méd. milit., 1890, XV, I, 27-33.

3. Tachard. Sur un nouvel a»pivalear des liquides pathologiques. — Recueil de mémoires de méd. et de chir. milit., novembre 1874, 3. a., XXX, 608-612. — Trailemenlde ta pleurésie purulente par le siphon et la méthode de la succion conlinue. — Congr. franc, do Chir., (proc.-verb.,) Paris, 1S92, VI, 302-306.

3. Fraenlzel. Empyhne vésiculaii-e du poumon. {Diacusiion.) — Sac. de méd. int. de Berlin, 11 mars 1891. — Semaine méd., ~ :. 1891, XI, 107,

A Rey

- Cbir. de la

PLEURÉSIE PCRULEKTE ET PLECUOTOMIE

Procédé de Genève, rappelle beaucoup diverses méthodes que nous avons déjà étudiées à propos de la thoracentèse ; mais il est appliqué après pleurotomie et ceux qui l'emploient tiennent, comme l'indique encore une thèse assez récente ', à ce qu'on ne fasse pas la confusion.

Ce procédé consiste, aussitôt après l'évacuation du pus, à soumettre la cavité pleurale à un vide relatif, qui lutte contre la rétraction du poumon.

FiQ. 20. — Procède

L'application du procédé se divise en trois périodes : dans la première, l'appareil n'est pas portatif; il se compose (lîg. 26) d'un tube de caoutchouc faisant siphon et ayant sur son trajet une boule d'appel ; une des extrémités s'enfonce à 10 centimètres dans la plèvre, l'autre plonge dans une bouteille à demi pleine et située plus bas que le malade ; le point délicat est toujours

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