UU DBAISAGK ET DE L'ASPIRATION
(le bien fermer la plai« par des points de suture et un pansemcQt spécial autour du tube, si l'on veut assurer le vide intra- pleural.
Dans la deuxième période, môme procédé, mais la bouteille est plus petite, l'appareil portatif.
EnGn, dans la Iroisitme période, le flacon est supprimé, ki tube est fermé par une pince et, pour évacuer ce qui s'écpule de celui-ci, on se sert d'une seringue.
Ou ne supprime tout drainage que quand l'état général est excellent, quand le liquide sécrété parla plèvre est bien limpide, quand enfin le poumon parait avoir repris sa situation normale.
N'ayant jamais vu utiliser ce procédé, il nous est impossible de formuler une opinion sur sa valeur ; cependant il parait diJ'ficile à bien appliquer el doit exposer à des infections secondaires de la plèvre, comme d'ailleurs tous les sipbons dont nous avons parlé à propos de la ponction du thorax.
5° Procédé lie Perthes. — Perthes ' décrivait dernièrement comme nouveau, un procédé se rapprocbant singulièrement du précédent. Après ouverture de la plèvre el résection costale, l'auteur recouvre la plaie d'une feuille de caoutchouc. Celle-ci est traversée d'une manière étanclie par une sonde œsophagienne qui, communiquant d'une part avec la plèvre est, d'autre part, reliée à un siphon aspirateur. Douze cas,
1. Perlhoï. La Iharaciflaiiie et le irailemenl de l'empi/hne. — Congr. alleni. de chir., 15 avril IB9S. — Semaine méd.. Pari*. 189H, XVIII, ISS.
64 PLEURESIE PURULENTE ET PLECR0T0H1E
dont un pyothorax récent et plusieurs ancienfl
ont été heureusement traités par ce procédé.
"V. ~~ AWËSTHÉSIi;.
Doit-on anesthésier le malade à qui Ton va faire une pleurotomie? On a toujours soutenu que l'aneslhésie générale était dangereuse, à cause mûrae de l'épanchement pleurétique. Peutêtre ces craintes sont-elles exagérées.
Cependant, des précautions sont imposées et, d'autre part, si l'on no pratique pas de résection costale, l'anesthésie locale peut parfaitement suffire, que ce soit avec la cocaïne ou avec les réfrigérants, qui, dans ce cas, sont d'un usage facile,
"VI. — Accidents et complications.
Les accidents et complications de la pleurotomie peuvent se diviser en accidents opératoires et en accidents secondaires survenant au cours du traitement.
A. Accidents opératoires. — Parmi les premiers, notons Vincisiun sèche, an cas où l'on intervient au niveaud'une adhérence ; c'est pour l'éviter que Debove et Courtois- Suffit préconisent la ponction préalable.
La blessure du diaphragme et consécutivement, Vo!(t!e;7wre du péritoine, oni une importance qui, on le conçoit, est directement en rapport avec la nature du pus; toutefois, le pronostic on est
généralemenL moins sombre qu'on ne pourrait le croire tout d'abord, Aous avons vu dans quelles limites il faut se tenir pour savoir éviter cet accident, dont Castan compte une quinzaine dp cas ' .
La blessure de finffrcoslalc est chose assez rare; parfois il est difScile de pincer l'artère; il n'y aurait pas à hésiter dans ce cas : on résèque rapidement un fragment de la côte corrcspontlantc et dès lors on saisit facilement les vais-
Signalons encore comme rareté la blessure du cœur déplacé.
B. Accidents secondaires. — i° Accidenls infectieux. — Ils peuvent être dus à l'infection existant déjà, mais sont plus souvent consécutifs à une infection secondaire.
Parmi ces accidents infectieux, signalons les arthrites purulentes, les abcès cérébraux; ceuxci paraissent être souvent consécutifs à des embolies qui, on le conçoit, ont grande chance de 30 produire du môme côté du cerveau, et sur lesquelles Bouveret avait insisté déjà'.