Scbede, idem
maintenant, il vaut mieux intervenir dans la l'égion dorsale, c'est-à-dire au point le plus déclive
Incision cutanée. — Estlander faisait une incision cutamSe au niveau de chaque côle à réséquer; on s'est ensuite contenté d'une incision pratiquée au niveau de l'espace intercostal.
pour enlever les côtes adjacentes, et plusieui chirurgiens préconisent encore ce procédé. Puis ' on a voulu se contenter d'une incision verticale, qui ne paraîl pas suffire, si l'on veut faire une large résection de chaque cûle. P. Berger a beaucoup vanté l'incision en T droit ou renversé (x); Bouilly, l'incision en U, qui peut-élre ne mérite pas les reproches qu'a cru devoir lui adresser Thi- ,
riar. Trélat préférait l'incision en forme d'il couchée (H ), qui permet de praliquer deux volels; c'est aussi l'incision que préconise Michaux. Enfin l'incision en L est, d'après J. Bœckel, celle qui permet les résections les plus faciles. Pour ce qui est de la taille du lambeau, on aura soin qu'il soit épais, afin que ses tissus
restent plus facilement alimentés : on rasera donc la cage thoracique d'aussi près que possible, en détachant les parties molles.
Résection costale. — La résection des côtes constitue le deuxième temps; quant au périoste, il est logique de Tenlever, étant donné l'affaissement de la paroi que l'on recherche et la rapide production osseuse qui a tendance à se
THORA.COPLASTIE
faire; mais, d'autre part, l'ablalion de son feuillet fini bnd est parfois difficile et l'on aura avanl âge, daui certains cas, à se conteulei* d'enlever le feuillet périostique superficiel.
Pour pratiquer la section de la côte, on peut employer divers procédés. Le professeur P. Berger conseille de sectionner de suite la côte à sa partie
moyenne, puis on saisit chacun des fragments l'un après l'autre, onles soulève, on les libère en rasant leur face profonde et on sectionne chacun une seconde fois. Le second procédé consiste â faire de suite la section costale le plus en arrière possible, puis, libérant le fragment, on le sectionne la seconde fols, aussi en avant qu'on le peut. II. Delagéniôre va plus loin et, sans faire de section antérieure, il enlève par torsion le
OPÉRATION D'ESTLANDER 87
fragment de côte ; celui-ci cède au niveau du car ■
FiQ. XI et sa. — Costatome ordiaaire. — Coatolome amâricaio.
tilage stemo-costal. Cependant, le procédé de
P. Berger parait préférable pour les vieilles
pleurésies, alors que se sonl produites des oasiflcations au niveau des espaces intercostaux.
Quant au nombre de côtes à réstîquer, on ne peut donner à cet égard aucune règle fixe; de môme que pour la longueur de la résection de chacune, c'est sur l'étendue de la lésion qu'on doit se guider. Mais, comme le dit J. Bœckel, il vaut mieux en enlever plus que moins, car bien des insuccès paraissent tenir à ce que les résections n'ont pas été faites assez largement. Toutefois, Lauenatein' essayait dernièrement encoie de démontrer qu'une série d'opérations était préférable à une opération étendue immédiate.