‹ Chirurgie de la plevre et du poumonChapitre 39 sur 99 · TRAITEMENT DE LA PLÈVRE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DE LA PLÈVRE

plus audacieux ont voulu ouvrir largement cette plèvre malade : le procédé de Schede est un des plus connus; celui-ci (1878-1879), après avoir soulevé un vaste lambeau en U, résèque trois ou quatre côtes, sur une longueur de 10 à 12 centimètres; puis ensuite il enlève complètement ce qui reste à ce niveau djj plastron thoracique,

1 \e procédi! de Schedn (IKUUI. I. incision part eu avant au bord inférieur du grand pectoral, suit to tiesu coslo-diaphragmalimie, et décrivant une grsnde courbe remonte en arrîËre entre le rachis et l'onopLate jusqu'à la 2' c&te. Le iambeau scapulo-cutané oat relevé, toutes les c&lea correspondantes réséquées, la paroi pleuro-mnacnlaire enlevée est remplacée ' par le lambeau scapulo-cnlaué qu'on sature.

c'est-à-dire les muscles intercostaux et la plèvre en môme temps; il fait à mesure l'hémostase des intercostales. Le lambeau cutané reste seul pour être appliqué sur la plèvre pulmonaire, de façon à s'unir à elle ; le bord libre de la paroi iho-

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racique est suturé à la peau qui s'étend au-dessus de la région où on a fait porter la résection costale, mais qui peut, grâce à son élasticité, se déprimer el aller au-devant du poumon. On enlève ainsi, dit Wagner', toute la paroi antérieure de l'empyème; mais il y a impossibilité à cela sous la clavicule ou l'omoplate. Le lambeau cutané

est mince^ peu nourri, bien qu'on le suture h la la paroi; aussi ce procédé semble toul d'abord inquiétant ; les résultats de Schede tendraient cependant à le faire considérer comme acceptable. Depuis lors, l'auteur a modifié son procédé (Congrès de Vienne, 1890), et, dans le lar^e lambeau musculo-cutané, il comprend l'omoplate (fig. 38). 1. Loc. cil.

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Wiesinger, à Hambourg, a imité celte méthode mais sans obtenir la guérison absolue : Rosweli Park, Jordan' l'ont aussi employée,

Keen' (fig. 39) l'amodifiée, en taillant un large lambeau à base postérieure et qui va de la clavicule au sinus costs-diaphragmatique.

Procédé de J. Bœckel. — Moins radical, mais plus prudent, paraît le mode de faire de J. Bœckel

1. Jordan. La thoracopla$tie et le Iraitement de Fempt/ïme. — Congr. allem. de Chîr., Berlin, 15 avril 1898, — Semaine mrfrf,, Paris, 1898, XVUI, im. De ÎO cas d'empyème traités à la clinique de Ccerny par le procédé de Schede. Jordan conclut que celui-ci doit Être réservé aux a-lulles; chez les tuberculeux, il ne donnerait que de médiocres réiultats.

2. Keen. Eilensioe Ihoracoplaaly by Schede's melhod. — Philad. Acad. of Surn.. i feb. 1895. — Attnals of Surgery, Philad., 1895, XXI, 721-121 (3 fig.].

(1886); celui-ci se contente de pratiquer, après le diîsossemetit, une incision cruciale de la paroi musculo-pleurale : par celte ouverture suffisante, il traite la face interne de la plèvre comme il le ferait pour un abcès froid. C'est à un résultat semblable qu'aboutit Bouilly, en conseillant la large ouverture de la plitvre.

Procédé de Delorme. — Delorme' aussi pri conise cette ouverture, au moyen d'une longui incision verticale faite sur ce qui reste de paroi, une fois le lambeau cutané soulevé et le désossement pratiqué ; mais, dans la pensée do Delorme,

i . Dclorrao. Sur quelijuei-une» des causes d'insuccès de l'opérulion de Leliévaiit'Eillandei: — Congr. de chir.. Purl»(Proc. verb.), 1888, III, 229.

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