‹ Chirurgie de la plevre et du poumonChapitre 52 sur 99 · TH0RAC0PLA8TIE · texte numérisé non relu

TH0RAC0PLA8TIE

la thoracoplastie, sont causées par la bmsque enti'i'c tic l'air dans la plèvre. Les accidents sont nuls, si la cavité purulente est petite, bien limitée par des fausses membranes vieilles, épaisses, inextensibles. L'air (jui pénètre dans une pareille cavité ne peut réagir que bien médiocrement sur le poumon, si tant est que celui-ci joue encore un rôle physiologique. Mais il n'en est plus (le môme dans le cas de pleurésie purulente étendue, doublée d'une fausse membrane encore mince ; si, eu effet, il n'existait pas avant l'opération de communication avec l'extérieur, on peut craindre qu'il se produise, au cours de celle-ci, quelque accident dyspnéique.

Ce que nous disons n'est aucunement pour déconseiller l'opération en pareil cas, mais pour que le cliirurgieu, prévenu, puisse appliquer une des méthodes qui ont été proposées pour prévenir les accidents ou les combattre. Si nous n'entrons pas dans cette élude, c'est qu'elle se trouvera mieux placée, alors que nous traiterons des opérations sur la plèvre pulmonaire ou le poumon, C'est alors, en effet, que les accidents dyspnéiques sont le plus à craindre.

Hémorragie. — 11 est une complication qui se" présente volontiers à l'esprit et dont nous ne voulons parler que pour constater son peji d'importance : c'est l'hémorragie. La possibilité d'opérer largement sur une région normalement très vasculaire, et cela, sans presque avoir à se

servir de pinces hémostatiques, a frappé la plupart de ceux qui sont intervenus au niveau d'à ciens foyers pleurétiques. Grosclaiide ' a cherché I quelle pouvait en ôlre la cause, et ses observations le mènent à penser que « l'hémorragie est 1 généralement insignifiante, par suite de périar-' lérite ou d'endartérite amenant une obstruction, | plus ou moins considérable des vaisseaux. L'endartérite est d'autant plus prononcée que l'empyème est plus ancien... Chez les malades sup- I purant depuis longtemps , l'hémorragie est J " sénéralement de peu d'importance. »

Ce n'est certes pas Ih une raison suffisante I

Jtour laisser suppurer longtemps; mais la con- ';alation de cette arlérite, qu'on pouvait prévoir, ist intéressante en ce qu'elle nous explique une

4es complications dont il noua reste à parler, le iphacèlc fréquent des tissus à la suite de la thoracoplastie, et cela surtout quand il s'agit d'un

[enjpy&me de date ancienne, d'une fistule don-

toant du pus depuis longtemps.

Sphacèle. — On verra parfois se sphacéler le

' lambeau dans l'opération de Schede, ce qui n'a

pas lieu de surprendre: on en diminuera les

chances, en laissant une large base au lambeau

en U et en affrontant avec soin ses bords pour en

hciliter la réunion.

Il sera fréquent aussi de voir, au niveau dos Brésections costales, une des extrémités osseuses ponner lieu à un séquestre. On diminuera les

l's de l'opération d'Eit-

chances de cette complication en faisant porter la seclion osseuse au ras de la plaie des téguments, évitant de laisser une portion de côte diipouillJe de son périoste et des tissus environnants.

Mais alors qurs le séquestre sera forni(5, on se hâtera, en le rési^quant, de se débarrasser d'un corps étranger dont la présence rend impossible toute cicalrisation.

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