‹ Chirurgie de la plevre et du poumonChapitre 78 sur 99 · DILATATIONS BRON'CHIQUES · texte numérisé non relu

DILATATIONS BRON'CHIQUES

lions saceiformes, isolées ou peu nombreuses, siégeant le plus souvent à la base du poumon et pouvant piéspnter des dimensions considérables.

Elles communiquent souvent avec les bronches, mais n'y vident que malais(.Smenl leur contenu, — Elles peuvent aussi devenii- indépendantes par fermeture de l'orifice de communication. La dilatation constitue dès iurs une cavité close remplie de liquide purulent ; c'est un vérilable abcès.

Celle forme de dilatation bronchique, malheureusement la plus rare, est celle qui commande de façon précise l'intervention chirurgicale; et cela non seulement parce qu'une seule incision pulmonaire suffira, en ce cas, à ouvrir l'unique cavité, mais encore parce que celle-ci a [grande chance d'être moins dueàun étal général du poumon qu'à une cause locale, sur laquelle la pneumotomie peut avoir une heureuse intluenco.

Sur 15 pneumolomies, pratiquées pour des dilatatiouï: de cette l'orme, nous ne trouvons qu'un cas de mort.

b) Bronchectasies disséminées. — A la grande dilatation sacciforrae, il faut opposor les dilatations multiples des fines ramifications bronchiques. Elles sont sous la dépendance d'un état général de l'arbre bronchique et la cliirurgic ne peut-rien pour elles.

c) Dilatations en chapelet. — Entre ces deux extrômes, se trouve une série de formes inlerraédiaires, pour lesquelles il esl difficile de préciser la marche à suivre.

0n aura surtout tendance à intervenir, alors

M8 LA l'NEUMOTOMIE

qu'une des poclies bronchiques est manilein ment plus coQsidérable que les autres, qu'fl se trouve placée en un point déclive. L'oiiverlij de la grande poche pourra parfois perraettri drainage ties autres, favoriser leur guéri modifier heureusement l'état gtînorat du maltu

2° Etat du i'Oumon. — ^ En principe, louleal fois que les poumons se trouvent être le sièg^l lésions étendues et disséminées, paraissant | tôt la cause que la conséquence de la lironcnw ta«ie, il y aura lieu de s'abstenir.

C'est ainsi que la- bronchite généralisée,!

tuberculose, ne seront pas pour oncoura^ *me intervention.

En revanche, nombre de lésions locales, sines de la dilatation, telles que : gangrène, abcès, voire même caverne tuberculeuse isolée, pourront inviter h intervenir. Et cela, alors même qu'il sera difficile de préciser le rûle d'une des lésions sur la voisine, impossible môme de dire oeMe qui doit être considérée comme primitive.

Nous avons eu l'occasion d'étudier un cas de bronchectasiedéveloppéeauvoisinage d'un abcès, sur la pathogénie duquel nous fûmes réduits à des hypothèses, mais nous avons pu nous convaincre heureuse intluence exercée par le drainage portant à la fois sur l'abcès et sur la bronclie.

3° Étatgénéiial du malade. — Un élat général gTBfve peut contre-indiquer l'opération s'il semble dû i, nne lésion étendue du poumon ne devant pas bénéHcier directement de la pneumotomiei

En revanche, si les symptômes fébriles ou l'état cachectique du malade paraissent teni^

l'abonilanle suppuration se faisant au niveau d'une grande poche bronchique, on devra les consid(5rer, non comme une contre- indication, mais bien comme une raison do précipiter l'intervention.

Enfin, si l'état général du malade est encore satisl'aisanl, mais que l'affection lui rende la vie intolérable, s'il réclame une intervenlion, ai, d'aulre part, la lésion parait localisée, on n'attendra pas que la santé générale soit moins bonne; on opérera de suite, ef c'est en pareil

F s qu'on aura chance d'obtenir de beaux succt's. C. Procédés opératoires. — iNous ne reviendrons pas sur la recherche des adhéi'ences pleurales et sur les diverses méthodes pour les obtenir.

En revanche, nous croyons devoir, à propos delà dilcilaliou bronchique, envisager successivement deux procédés de pneumotomie : 1° sans résection coalale; 2" avec résection costale.

i° Pneumotomie sans résection coslale. — SI nous prenons en considération cette première méthode, c'est qu'elle a été employée par un grand nombre do chirurgiens avec dos variantes.

Mosler el Iluter' l'ont utilisée deux fois. Mos- 1er recommande, après avoir pratiqué l'incision jusqu'à la plèvre, de pousser profondément une pince à pansement dont l'extrémité mousse pé-

1. Mosler. Veber lokote Behaaiiliing von Limseiikavei'iien. — Versamml. d. Sat. u. Am-zt. zu Wiesb., 23 aeplBmbre 1873; Berl.klitt. IVoeA., 1813, n» 43, S09-SI1; et llauxième opérallon

in Ueber Lungenc/iii'urgie. — Veehandl. dcr C.ongr. fur inn,

Medie., 1882, Wîesbaden, 1883, II, 87.

Bëtrc jusriiie dans la cavitiî. On écarte alors I mors de la pince et on agrandit l'orifice avec.4 Ihermo-cautère.

Powell et Lyell ', Williams et Marsliall', Biss et Marshall'; Benson et Ciodlee', Mackeyi] Coupland ' ont pratiqué la pneumotomie SM résection costale; les résultats ne sont guM encouraf^eants car tous leurs opérés sont i immédia lemcnt ou quelques semaines app^ l'intervention; la plus longue survie que i notions est de deux mois.

Plus lieurcux ont été Williams et Godleoj d'une pari, UoTmokl', d'autre part, qui ont obtMi deux guérisous par le m@me procédé.

2" Pneumotomie avec résection costale. — Sans"

1. Powell el Lyell. Bii.iic cavity of the tung trealed bij paracentesis. — Roy. iSed. Chir. Soc, 8 juae 1880; (Ae lancd, London, 1880, 11, 12.

2. Williams (C. Th.). Case of bronchieclasis Irealeil by lappini/. — The Lancel, London, 1882, 11, 1 107.

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