II. — Amputation de la langue par la voie sushyoïdienne
1" Amputation d'une moitié de la langue.
I e ' teotpt: Incision. — Incision de X centimètres à partir de l'angle du maxillaire, longeant le bord antérieur du sterne» mastoïdien; sur celle première incision,en faire bomber perpendiculairement une seconde, menée transversalement à égale distance de l'os hyoïde el du bord inférieur du maxillaire (fii/. I .'■.">). Ilisséijiirr et nt battre les deux lambeaux cutanés avee l'aponévrose superlicielle.
Le truci- ijiii' ji' lii'ii- iIlmL m lier i'«t celui riii|dm<' |i;ii' Moresliii 'l'.timjrr*
frtttimix <lr •hintitjir. UHIli; it donne ]ilns je juin- '| vlui de Vcnicuil
•I ni si; contenu? (l'une simple inrhioii transversale, menée de lu ligne médiane an liocd anlêrieiir du sleriiu.nnisniïdirii. à un travers de iloii;! mi-dessous du nnnilhiire. 1,'iiidsinii angulaire de Km'liei' lift. \'M [icniit'l aussi de rein ver un lambeau (jui déiiuiim- kir^enicnl la régimi his-Iiyoidie IsuSwle.
1 i: temps: Extirpation de la glande et des ganglions sous-maxillaires. — Il faut tout d'abord reconnaître el Isoler
le ventre antérieur du digastrique
Fig. 155. — Amputation de la langue par la voie sus-hyoïdienne : tracé de l'incision.
qui va servir de repère (Morestin). Au-dessus de lui, on découvre la glande sous-maxillaire qui est décollée d'avant en arrière et extirpée d'un seul bloc avec tous les ganglions, depuis le mylo-hyoïdien jusqu'à l'angle de la mâchoire; on coupe le canal deWharton, l'artère sousmentale en avant de la glande, l'artère et la veine faciales le long de son bord supérieur; ces vaisseaux sont liés.
3 e temps : Extirpation des ganglions carotidiens. Ligature de la
carotide externe ou de la linguale. — Le tronc veineux thy-
ro-linguo-facial est reconnu, à la hauteur de l'os hyoïde, et coupé entre deux ligatures. On dissèque la jugulaire interne et l'on extirpe la chaîne ganglionnaire dans toute l'étendue comprise entre les muscles digastrique et omo-hyoïdien ; si les ganglions adhèrent à la veine, il peut être nécessaire de réséquer un segment de ce vaisseau.
La carotide externe et l'origine de ses branches sont bien visibles dans la
Fi». 156. - Amputation de la langue par la . . ( ~ .--, . f
voie sus-hyoïdienne : incision de Kocher. P iaie \P9' 10i ) • 0n mtï
un fil sur cette artère ou sur la linguale à sa naissance.
BMICIJE, PHARYNX ET ULVÏïnES SALIVAIIŒS. !.'>!>
4* temps: Ouverture du plancher buccal. — On revient
alors à la partie supérieure de la plaie, où l'on coupe le mylo-
hynïdieii, el le iviilre .'intérieur du digastrique, puis, au-dessous
de ces muselés, la muqueuse buccale tout Je long de la face interne du maxillaire, au ras die l'os.
5 g lern/ix: Amputation de la langue. — On recouvre de
C presses la plaie cervicale; une pince, introduite par la
brèche faite au plancher, va saisir dans la bouche la pointe de la langue el serl à amener l'organe dans la plaie, sur les compresses ifig. l.'iS). A coups de ciseaux, on fend la langue d'avant enari'iéie sur la ligne médiane, jusqu'à l'os hvuïde.
Un achève l'amputation en coupant d'abord, en avant, les insertions des génio-glosses, puis, en arrière, en sectionnant transversalement la base qu'on sépare de l'os .hyoïde et en coupant le pilier antérieur correspondant.
b' temps : Réparation. — Réunir, par des points à la soie,
la I conclu' erneutée laissée pur la section médiane delà langue. On cherclie ensuite à créer une barrière entre la bouche et la plaie cervicale, en utilisant les restes de la muqueuse du plancher et surtout en suturant les muscles sus-hyoïdiens : le ventre postérieur du digaslrique est réuni en arrière au slernomasloïdien et en avant à la peau (Morestin) ; on suture également les débris du inylo-hyoïdien et du ventre antérieur du digaslrique. — Réunion incomplète et drainage de la plaie culanée.
2' Amputation totale.
l'incision est un fer à cheval, tracé transversalement à un ravers de doigt au-dessous du bord inférieur du maxillaire el
à 1 autre
incisions
i',on:iir.. I'H.uivnx f:t cuis des saliv.uiies. allant du bord antérieur d'un sterno-niasloïdien {fig. 158); à ces extrémités viennent se rejoindre des prè-sterno-masloïdiennes de longueur suffisante.
Lee temps extra^ttceaux (extirpation de la glam ganglions sous -maxillaires et de la chaîne carolidienne , ligatures artérielles)' son! tes mêmes f|ue pour f'ampula lion d'une moitié de la langue, mais se répètent successivement des deux cotés.
Après la section des deux mylo-liynïdieiis, l'aide tire Fortement la langue pour l' empêcher de basculer sur le larynx, ries géniens. puis il inci l'étendue de la plaie.
Très rapidement, car les voies respiratoires vont être un instant oblitérées, on enlève la pince qui tenait la langue et on l'introduit derrière le maxillaire, dans la bouche : elle reprend ne dans la plaie sus-hyoïdienne, 'à achever l'amputation en coupant de chaque les piliers antérieurs et les replis glosso-épi-
le chirurgien désinsère le:
la muqueuse buccale dans
toute
la langue el I Il n'y a plu
coté l'hyo-glo
glolliijiies.
I,a réparai:
tels dégal
i du plancher buccal est impossible après plaie cervicale reste en large eomruunica
ivec lu houebe, ce qui L'amputation de la langue par 11
3 beaucoup le pronostic.
i transhyoïdienne, mit
maxillaire, aù-devant du cou : elle ne tient plus que par les hyo-glosses qu'on coupe de chaque côté. On termine en reconstituant le plancher buccal par un triple étage de sutures : muqueuses, musculaires (mylo-hyoïdiens), cutanées. Drainage sus-hyoïdien.