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Ïl faut se rappeler que ce segment commun tend à devenir de plus en plus court, par suite de l’allôngement de la eloison mésodermique comprise dans l’angle formé par les deux canaux. Le segment se trouve ainsi complètement divisé en deux canaux distincts dont l’un continue le canal de Wolff et dont l’autre prolonge le blastème rénal. Le cloisonnement s'opère de telle façon que l'ouverture du bourgeon rénal est située au-dessus de celle du canal de Wolff. Nous avons dès lors (et chez l'embryon humain cette séparation est effectuée au 35° jour) un canal urinaire, l’uretère et un canal spermatique, le déférent, tous les deux se “jetant dans le sinus urogénital ; c'est seulement après divers phénomènes d’accroissement inégal de ce sinus urogénital que, définitivement, l’uretère se jette dans la vessie
et le déférent dans l’urètre postérieur.
1° Evolution topographique du canal déférent. Le canal
déférent se présente d’abord comme un tube rectiligne descendant du testicule, qui est alors intra-abdominal, vers l’urètre postérieur. Cominent va-t-il présenter bientôt une disposition toute différente et aussi compliquée que nous la trouvons après la migration testiculaire ?
La destinée du canal déférent est intimement liée à la migration testiculaire. Rappelons brièvement qu'au 6° mois nous voyons le testicule à la face interne de la paroi antérieure de l'abdomen et que, à la naissance, sa Situation normale dans les bourses atteste la fin de sa migration.
L'axe de cette descente, pourrait-on dire, est constitué par le gubernaculum lestis el nous n’avons pas à rechercher ici le le rôle exact de cet appareil. Il semble bien que l’ac-
croissement inégal des muscles et du squelette de la région
dorso-lombo-sacrée qui se développent beaucoup, d’une part, et du gubernaculum qui s’allonge beaucoup moins et est fixé en bas, d'autre part, soit, comme on tend à l'admettre, la cause véritable de cette migration.
Ce que nous devons retenir, c’est. l’attache du gubernaculum non seulement à la partie inférieure du testicule, mais encore et surtout à la portion toute voisine du canal de Wolff ; c'est encore la traction exercée sur ce canal au point exact où il quitte le pôle inférieur du testicule. Nous comprenons ainsi la formation d’un coude à ce niveau, coude dont les deux branches parallèles sont l’une la queue de l’épididyme, l’autre l’origine du canal déférent. Ainsi se trouve constituée l’anse épididymo-déférentielle. Morphologiquement, il est difficile d'indiquer l'endroit exact où se termine l’épididyme ; l’embryologie au contraire nous permet de dire : le canal déférent commence là où s’attachait le gubernaculum de Hunter et où s'attache, par conséquent, le ligament scrotal épididymo-déférento-testiculaire, d’ail-
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leurs en général réduit à des tractus insignifiants.