GÉNÉRALITÉS
Le canal déférent, improprement appelé conduit excréteur du testicule, est la portion des voies spermatiques intermédiaire à l’épididyme et au confluent de la vésicule séminale avec le canal éjaculateur correspondant.
À son rôle de conduit séminipare s'ajoute une fonction sécrétoire favorisant l'écoulement du sperme, fonction qu'explique la structure glandulaire que présente le canal par endroits.
Des travaux récents ont montré enfin que le rôle de réservoir principal du sperme est joué non pas par les vésicules
séminales, mais par l’ampoule du déférent.
Origine. — Le canal déférent commence à la queue de l’épididyme ; extérieurement, cette origine est marquée par un coude à angle très aigu dont il faut rattacher la formation à l’existence du gubernaculum testis et à la traction qui se fait à la fois sur le pôle inférieur du testicule et sur la portion des voies spermatiques qui deviendra l’anse épididymo-déférentielle. Au point de vue morphologique rien n'indique l’origine exacte du canal ; si le coude est artifi-
ciellement redressé, la queue de l’épididyme et l’origine du
déférent se continuent insensiblement et présentent le même / aspect flexueux. L’attache du ligament scrotal est de valeur
insignifiante.
Trajet. — Parti de ce point, le déférent remonte sur le bord postéro-supérieur du testicule ; abandonnant cette glande, il devient l'organe central du cordon spermatique, d'abord dans les bourses, puis dans le canal inguinal ; à ce niveau il se sépare des vaisseaux spermatiques ; par un trajet intra-abdominal il gagne le détroit supérieur qu'il franchit et, devenu pelvien, affecte des rapports latéro, puis rétro-
sous-vésicaux avant de parvenir à sa terminaison.
Terminaison. — Sionalons d'abord l'opinion de Sobotta : cet auteur fait terminer le canal déférent dans l’urètre prostatique et décrit ainsi à ce canal une portion glandulaire. Cette opinion, assez inattendue, lui est à peu près personnelle.
Pour les classiques français, le déférent se termine au col de la vésicule séminale. L’orifice faisant communiquer la vésicule avec la voie spermatique principale est arrondi ou ovalaire, situé sur la face externe du conduit et disposé de telle manière qu'un liquide injecté par le bout périphérique du déférent soit refoulé dans la vésieule avant de
s’écouler par le canal éjaculateur.
Forme. — Je canal déférent, flexueux à son origine, est dans la majeure partie de son trajet régulièrement cylindrique.
D'après Poirier, on rencontrerait souvent, au voisinage de l'anse épididymo-déférentielle, de petits diverticules à peu
près régulièrement sphériques, mais il semble probable que
ces formations inconstantes soient le fait d’une injection mercurielle trop fortement poussée dans le canal et ces pseudo-anévrismes sont négligés par la plupart des auteurs.
A la partie terminale du déférent, vers l'union des segments latéro et rétro-vésicaux, on constate qu'insensiblement le canal augmente de volume ; en même temps, il s’aplatit légèrement dans le sens antéro-postéricur ; puis, une série de rétrécissements et de renflements constituant des bosselures en séries irrégulières apparaissent dans fa dernière portion du canal, pour former l’ampoule du déférent. Ces dilatations ne correspondent pas seulement à une augmentation du calibre interne, mais encore à de véritables diverticules disposés parallèlement à l'axe du canal, diverticules que l’on constate facilement en pratiquant des coupes étagées, et qui ont été décrits depuis longtemps par Cru-
veilhier et par Henle.
Dimensions. — Longueur
ho centimètres pour Sobotta.