‹ Chirurgie journalière des hopitaux de Paris (volume 2)Chapitre 103 sur 147 · HOPITAL DE LA MATERNITÉ-COCIIIN. — LE DOCTEUR POLAILLON · texte numérisé non relu

HOPITAL DE LA MATERNITÉ-COCIIIN. — LE DOCTEUR POLAILLON

que le drill des dentistes et ouvriers en métaux légèrement modifié, peut rendre de grands services et se compose d'un foret cylindrique dans une moitié de son épaisseur. Sur le foret est un curseur mobile permettant d'agir pendant' tout le temps sans crainte de dépasser le champ que l'on s'est fixé. L'écrou est muni d'un manche latéral qui donne une plus grande force à l'opérateur; une articulation permet au manche d'osciller dans tous les sens.

d. affections du calcanéum. — Besection. — M. Polaillon (1) a posé les indications et contre-indications de celte opération et est arrivé à cette conclusion qu'elle expose moins à la mort que l'amputation de la jambe.

Chez les enfants et les adolescents, dont la croissance n'est pas encore terminée et qui se trouvent dans de bonnes conditions de santé générale, elle doit être acceplée en pratique, car elle donne d'excellents résultats (Bg. 506) au point de vue de la marche. 11 n'en est pas de même chez l'adulte. Dans l'âge moyen de la vie et à plus forte raison dans la vieillesse elle échoue au contraire dans la moitié des cas, et les succès qu'on obtient sont moins favorables, moins exempts de tout reproche : chez eux la marche n'est pas aussi régulière et n'a pas lieu sans fatigue. Dans cette seconde catégo-

. , rie de malades l'amputation vaut

Fig. 506. — Aspect du pied quelques mois après la resection totale du cal- rmeux que la résection ou extraccanéum. tion du calcanéum, car elle ex-

pose moins à la mort.

e. LUXATroNDE l'appendice xiphoïde (grossesse). — Essai de réduction; si on échoue, expectation. — M. Polaillon a lu à la Société de chirurgie et à la Société de médecine de Paris un exemple de cette nature (traumatique), chez une femme grosse, dans lequel la pression exercée par le buse du corset ayant refoulé peu à peu le cartilage avait préparé le déplacement de l'appendice xiphoïde qui s'était accompli sous l'influence d'un mouvement plus brusque que d'ordinaire. Dans ce cas, la base de l'appendice avait abandonné

(l) Polaillon, article Calcanédm, Dictionnaire encyclopédique des Sciences médicales, 1S70.

l'extrémité inférieure du sternum et s'était portée en arrière, tandis que la pointe dirigée en avant formait dans la peau un soulèvement, une saillie d'à peu près un demi-centimètre. En refoulant la peau, on arrivait facilement à saisir ce petit corps saillant (d'un centimètre et demi environ) et à lui imprimer des mouvements assez étendus dans le sens vertical : on pouvait même le faire basculer en avant et le coucher sur la face antérieure du sternum, mais sans arriver à le faire basculer en arrière. M. Polaillon chercha à plusieurs reprises à réduire cette luxation, mais ayant échoué et ayant occasionné d'assez vives douleurs, il n'insista pas et n:eut pas recours (je crois avec raison) à cet expédient que Billard (cité par Malgaigne dans les deux cas de ce genre) employa chez un matelot et qui consista à faire au côté droit de l'appendice xiphoïde une incision pénétrant dans le péritoine et à glisser sous le cartilage un crochet plat et mousse à l'aide duquel il le ramena à sa direction naturelle. Dans l'autre observation de Malgaigne, le chirurgien n'eut qu'à saisir le cartilage entre deux doigts et à le ramener à sa place : la réduction s'opéra avec une sorte de petit craquement.

Fig. 607. — Resection de la tête de l'humérus.

A, incision écartée par deux crochets; B, tète de l'humérus; CD, mains de l'opérateur sciant l'os (Chassaignac, Opérations chirurgicales).

f. resection de la tête humérale. — Procédé de Langenbeck et

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