ANESTHÉSIE
Anesthésie. — Chloroformisation complète. — M. L. Labbé s'élève contre la pratique qui consiste à ne chloroformiser les malades qu'à moitié; pour lui, comme pour M. Perrin, les chloroformisations incomplètes sont les plus dangereuses parce que l'activité imprimée au système excito-moteur des centres nerveux peut donner lieu à des phénomènes d'action réflexe susceptibles d'amener des perturbations mortelles dans les fonctions du patient. Dans toute opération réclamant l'anesthésie (2), la chloroformisation doit être complète, mieux vaut s'en abstenir que de ne pas la porter à ce degré. Bien des chirurgiens ne se rangent pas encore à cette opinion.
a. Cancer du rectum. — Rectotomie. — Emploi du galvano-cautère ou du thermo-cautère. — M. L. Labbé dans l'extirpation partielle ou totale de l'extrémité inférieure du rectum fait souvent usage, à l'exemple de M. Verneuiï, de la méthode mixte consistant à combiner l'emploi du couteau galvano-cautère ou du thermo-cautère, chauffé seulement au rouge sombre, avec celui de l'écraseur linéaire.
Pour Yextwpation partielle, rectotomie linéaire, c'est-à-dire section ano-coccygienne avec le couteau galvanique, puis dissection des deux moitiés du rectum, passage de la scie à chaîne à l'aide du trocart et de sa canule par-dessus le mal : après la division de la paroi rectale, il juge de l'étendue du produit morbide qu'il peut attirer en bas et enlever avec une ou plusieurs chaînes d'écraseur. Pour M extirpation totale, rectotomie complète : cathéter maintenu
(1) 1864, chirurgien du Bureau central; — 1865, hospice de la Salpêtrière; — 1867, hôphal du Mini; — 1868, hôpital Saint- Antoine; — 1872, hôpital la Pitié.
(2) L. Labbé, Bultet. de la Soc. de chir., 1875.