‹ Chirurgie journalière des hopitaux de Paris (volume 2)Chapitre 39 sur 147 · HOPITAL DE LA PITIÉ. — LE DOCTEUR LÉON LABBÉ · texte numérisé non relu

HOPITAL DE LA PITIÉ. — LE DOCTEUR LÉON LABBÉ

I cent, au moins en soulevant la muqueuse avec le ténaculum et en ne faisant porter l'incision que sur la paroi vaginale seulement. Passage des fils d'argent dont le nombre est considérable pour éviter les tiraillements des bords de la plaie. Il introduit chacun des fils de bas en haut avec l'aiguille tubulée de Simpson à i cent, au moins en dehors de la plaie et les place à 5 millim. les uns des autres à peu près; le fil ne doit pas traverser la muqueuse vésicale; torsion des fils de façon à ne la faire porter que sur chacun d'eux et non sur le bord de la solution de continuité; sonde à double courbure de Sims introduite dans la vessie à demeure. Injection d'eau tiède ou de décoction de guimauve et de pavots qui peut être répétée les jours suivants ; favoriser la constitution ; ablation des fils le huitième jour, en se servant de pinces longues et de longs ciseaux.

L'emploi des fils métalliques n'est pas toutefois indispensable, car MM. L. Labbé, Baker-Brown, etc., ont souvent employé des fils de soie d'un assez fort diamètre.

e. Fistules recto-vaginales. — Avivement de la paroi vaginale seule. — M. L. Labbé n'essaie la cautérisation avec le fer rouge que dans le cas de fistule extrêmement petite. Il préfère l'avivement et la suture, mais aux dépens de la paroi vaginale seulement et non aux dépens du rectum. Si on intéresse la paroi rectale, la- cicatrisation ultérieure se trouve ralentie, gênée et même entravée par la contraction incessante des fibres musculaires du gros intestin.

II emploie aussi parfois, à l'exemple de Jobert, mais seulement lorsqu'elles sont indispensables à l'affrontement des bords cruentés, les incisions sur les côtés de la fistule d'une façon parallèle à la direction de l'orifice.

f. Calculs urinaires. — Lithotritie. — Taille vaginale. — M. L. Labbé pense que la méthode de traitement doit varier suivant le cas particulier auquel on a affaire ; mais d'une façon générale il n'est que peu partisan de-la dilatation forcée de l'urèthre : il préfère la taille vaginale qui ne lui semble présenter aucun inconvénient sérieux : elle donne toute facilité pour faire dans la vessie des irrigations suffisantes et surtout pour faire écouler au dehors ies liquides physiologiques ou pathologiques, ce qui est d'une importance capitale. — Dans certains cas, il préférerait à la taille vaginale et surtout à la taille uréthrale la lithotritie, qui permet de débarrasser les malades, en une seule séance, de leur calcul; il en a fourni (1) deux observations, terminées heureusement chez des femmes âgées

1) L. Labbé, Bull, de la Soc. de chir., 1876.

AFFECTIONS DES GANGLIONS LYMPHATIQUES. 20o

•de plus de soixante ans, tandis que la mort est survenue chez deux autres malades (l'une, calcul volumineux; l'autre, étui d'un gros volume) sur lesquelles il avait pratiqué la dilatation forcée. . g. Pekinéorrhaphie. — Larges incisions fessières. — Ce procédé, qui est spécial à M. L. Labbé, lui a donné dans plusieurs cas les meilleurs résultats. — Il consiste à faire l'avivement comme à l'ordinaire, puis à prolonger les incisions sur les fesses, de chaque côté, et à se contenter de suturer la moitié antérieure du périnée. La portion rectale se trouve ainsi placée dans les mêmes conditions qu'une fistule à l'anus après l'incision, et la réunion s'y produit de la même façon. Il n'observe pas d'incontinence rectale après l'exécution de l'opération.

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