‹ Chirurgie journalière des hopitaux de Paris (volume 2)Chapitre 71 sur 147 · MAISON MUNICIPALE DE SANTÉ · texte numérisé non relu

MAISON MUNICIPALE DE SANTÉ

LE DOCTEUR DEMAKQUAY-

Outre les injections désinfectantes et astringentes destinées à prévenir les accidents putrides, il a souvent recours à l'emploi de flèches au chlorure de zinc qu'il enfonce dans le produit morbide et qui, loin de donner un coup de fouet à l'affection, comme on serait tenté de le supposer, produisent une amélioration qui, bien que passagère, n'en est pas moins surprenante dans certains cas. Ce

moyen palliatif a pour effet non-seulement de tranquilliser l'esprit ^ il. ggg de la malade, mais d'arrêter jusqu'à un cer-

tain point la marche du néoplasme, de pré-

Fig. 347. — Pessaire-à air fortement excavé en avant et mobile en forme d'entonnoir.

Fig. 348. — Porte-topique fermé.

Fig. 349. — Porte-topique ouvert.

Fig. 348. — l, trait indiquant la ligne suivant laquelle le porte-topique est divisé dan? toute sa longueur en deux valves V,V.

», pavillon muni, sur sou pourtour, d'une gorge dans laquelle est logé un anneau de caoutchouc a, qui, par son élasticité, maintient les valves rapprochées.

e, bouchon fermant l'ouverture du pavillon p, et dans lequel glisse la tige l du piston. Fig. 349. — Position des mains faisant fonctionner l'instrument. La main gauche g soutient

l'instrument, pendant que la droite d pousse le piston.

Les valves Y, Y' s'écartent sous la pression du pistou pour livrer passage au topique introduit dans l'instrument.

venir les congestions dont il est le siège, de combattre les hémorrhagies et de diminuer les douleurs.

k. vaginite. — Glycérine et tannin. — Lorsque la période aiguë (réclamant les antiphlogistiques et les émollients) est terminée et que la vaginite prend un caractère de chronicité bien prononcée, ' il soumet la malade à un traitement général en rapport avec son état constitutionnel, et a recours aux injections astringentes (alun, sulfate de zinc, etc.,) et principalement à celles de glycérine et de tannin (1).

M. Demarquay emploie fréquemment le porte-topique vaginal de H. Delisle (fig. 348) qui permet à la femme de porter elle-même dans le vagin jusque sur le col de l'utérus toutes les substances médicamenteuses (poudres, pommades, tampons (fig. 350), etc.).

/. hystéralgie. — Acide carbonique. — Qu'elles soient essentielles ou symptomatiques, ces douleurs sont parfois très-violentes, ne se limitent pas toujours à l'utérus et se propagent à la vessie et aux organes du petit bassin, aux flancs, aux lombes, aux aines. Elles se présentent souvent sous forme lancinante et périodique. L'emploi de Yacide carbonique, dans ces cas de douleurs, utérines rebelles, a paru donner de

Fig. 350. — Disposition de l'instrument pour accrocher l'anse c d'un tampon, d'un sachet s ou d'une éponge à l'entaille r du piston.

Fig. 351. — Position de l'instrument quand on le charge de la substance médicamenteuse.

meilleurs résultats que les narcotiques et les antispasmodiques,

(1) Demarquay, De la glycérine et de ses applications en médecine et en chirurgie, 1862.

soit à l'intérieur, soit en injections intra- vaginales, et à l'aide de l'appareil représenté plus loin (fig. 357) à propos de l'étranglement interne.

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