‹ Chirurgie journalière des hopitaux de Paris (volume 2)Chapitre 81 sur 147 · C. TUMEUR BLANCHE DU GENOU · texte numérisé non relu

C. TUMEUR BLANCHE DU GENOU

Immobilisation. — Teinture d'iode.

— Gouttière plâtrée. — Comme topiques appliqués sur l'articulation,

Fig. 373. — Appareil de Guersant pour le traitement de lu coxalgie.

Fig. 374. — Appareil de Guersant pour l coxalgie. ( Traverse unissant les deu ' attelles.)

Fig. 375. — Appareil de Guersant pour la coxalgie. (Une des deux pièces semblables formant le bandage de corps.)

il n'accorde guère une certaine confiance qu'à la teinture d'iode pure. Il condamne tout d'abord le malade au repos le plus absolu

Fig. 37G. — Gouttière de fil de fer d'après le système de May or pour le membre supérieur.

et place le membre dans un appareil immobilisateur simple constitué par la gouttière de Bonnet (fig. 377), ou bien simple-

Fig. 37.7. — Gouttière de Bonnet pour l'immobilisation du pied et du genou.

ment par une gouttière plâtrée, ouatée. Un peu plus tard, pour permettre la locomotion et éviter l'épuisement qui résulterait d'un séjour trop prolongé au lit, il immobilise encore le membre dans un appareil plâtré ou silicate.

Traitement général: buile de foie de morue, phosphate de chaux. Si la tumeur blanche suit une marche trop lente, il a recours à certains révulsifs locaux et surtout à la cautérisation avec le fer rouge.

d. valgus. — Appareil, puis ténotomie. — M. Marc Sée commence, sans avoir recours à aucune section tendineuse, par appliquer un appareil (attelles, ouate, plâtre ou silicate) qui reporte avec persévérance le pied en dedans en combattant l'action des péroniers : ce

n'est qu'au bout d'un certain temps et lorsqu'il n'a pu corriger la difformité, qu'il en vient à la ténotomie (tendon d'Achille et des

Fig. 378. — Appareil mécanique de Bonnet Fig. 379. — Appareil à ressort de pour fa contention du pied. H oiader pour la contention du

pied bot pendant la marche.

long et court péroniers). Immédiatement après Ja section tendineuse, il réapplique un nouvel appareil (gutta- percha ou plâtre)

Fig. 3S0. — Appareil de guttà-percha pour te redressement des pieds bols.

(fig. 380). L'appareil mécanique contenlif du pied de Bonnet lui

paraît aussi un des plus simples (lig. 378) et des plus commodes à employer. Il se compose d'une bottine solide lacée en avant et pourvue d'un étrier métallique rivé transversalement dans Tépaisseur de la semelle en avant du talon ; l'étrier supporte deux liges d'acier s'élevant le long de la jambe et assujetties en haut par une embrasse de cuir matelassé. L'appareil à ressort de Bouvier (fig. 379), dont la pelote B, supportée à l'extrémité du montant interne, appuie sur la face interne du genou, remplit également les mêmes conditions et est même préférable dans certains cas. 11 insiste avec raison sur un fait étiologique qui doit modifier singulièrement le mode d'intervention chirurgicale; je veux parler des phénomènes convulsifs si fréquents dans l'enfance et qui peuvent, s'ils se répètent, déterminer des paralysies plus ou moins complètes donnant lieu accidentellement à certains pieds bots; la temporisation, aidée d'un simple appareil plaçant le pied dans la rectitude normale, suffit souvent, en ce cas, pour amener la guérison ; mais si, par l'absence d'équilibre, la rétraction des muscles persiste et avec elle la difformité, il est nécessaire d'en venir à une thérapeutique réellement chirurgicale (ténotomie) qui ne donne cependant pas toujours un résultat irréprochable, bien qu'on prenne la précaution de faire porter un appareil prothétique ou celui que nous avons indiqué ci-dessus pendant un temps beaucoup plus long. M. de Saint- Germain dit qu'au troisième degré du pied bot, il faut faire la section de l'aponévrose plantaire pour dérouler le pied et sectionner ensuite le tendon. M. Marc Sée suit une pratique inverse et obtient presque toujours un déroulement notable du pied par la section du tendon d'Achille. Dans trois ou quatre cas seulement, il a été dans la nécessité, après plusieurs mois, de faire la section de l'aponévrose plantaire. Il n'a eu aucun accident à la suite de cette opération, mais il a conservé cependant une certaine répugnance à couper l'aponévrose à cause du voisinage des artères plantaires dont les rapports sont assez variables.

e. genu-valgum. — Prothèse. — On ne doit avoir recours à la méthode de Delore que dans les cas tout à fait rebelles, et il faut tout d'abord essayer la prothèse avant de se décider à opérer. Depuis que M. Marc Sée a fait partie de la commission des bandages 'et appareils au Bureau Central, il n'a pas perdu toute confiance dans l'emploi des appareils : c'est encore à l'appareil mécanique inflexible de Bonnet qu'il a recours (fig. 381). Cet appareil tient le membre dans l'extension complète, et, afin de soustraire le genou à la pression transmise par le poids du corps, le tuteur est constitué, à sa

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partie supérieure, par un cuissard semblable à ceux des membres artificiels, de manière à prendre un point d'appui sous l'ischion. Il a vu des enfants redressés en un an, dix-huit mois : il conseille

donc de commencer par ces moyens doux, d'autant mieux que, sans douter de l'efficacité de l'opération de Delore, il ne la regarde pas comme toujours inoffensive.

f. ARTHRITE SUPPURÉE DU GENOU.

— Amputation de la cuisse. — Modification de la méthode circulaire.

— Si l'arthrite s'accompagne de carie et de nécrose des extrémités articulaires, et a donné lieu à une suppuration décollant les masses musculaires et remontant à une hauteur considérable, il préfère l'amputation de la cuisse à la résection du genou, parce qu'en pratiquant cette dernière opération on est obligé de remonter sur le squelette au-dessus des cartilages épiphysaires, ce qui nécessairement déterminerait plus tard un arrêt dans le développement osseux et dans la longueur du membre.

Chloroformisation, — 11 adopte la méthode circulaire, mais il l'a modifiée dans le temps qui consiste à sectionner les parties profondes.

La section et la dissection de la peau étant effectuées, il tranche toutes les masses musculaires^d'un seul coup de couteau et les fait rétracter fortement; alors, au lieu de décrire au milieu des muscles le cône classique, il décrit de chaque côté et dans leur profondeur une incision verticale de 4 à S centimètres, qui, divisant les masses charnues, intéresse le périoste jusqu'à l'os, puis à l'aide d'un instrument mousse il détache dans toute la circonférence et relève cette membrane fibreuse avec les muscles qui y prennent insertion. Par ce moyen, la rétraction est moindre, les muscles profonds restant à leur place respective et matelassant le moignon aussi bien que possible. Pansement ouaté.

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Fig. 381. — Appareil mécanique in flexible de Bonnet pour la con tention du genou.

A l'hôpital Sainte-Eugénie les enfants, immédiatement l'opération terminée, sont pris par un infirmier et transportés sur les bras jusqu'à leur lit : on ne fait pas, à ce qu'il paraît, usage de brancards : c'est là une coutume déplorable, préjudiciable aux malades, surtout à ceux qui viennent de subir une amputation, et contre laquelle nous nous élevons énergiquement.

M. Marc Sée fait également usage de la méthode hémostatique cl'Fsmarch, et il emploie à cet effet, de préférence à la bande élastique lisse, celle qui est feutrée, qui se relâche moins facilement et comprime mieux les tissus. Chez l'enfant qui a été amputée par M. Sée, l'hémostase produite par l'application de la bande d'Esmarcka été complète, et la plaie n'a pas fourni une goutte de sang pendant l'opération; mais c'est justement cet état exsangue de la surface cruentée qui n'a pas permis de procéder aux ligatures (sauf les plus volumineuses) sans enlever le boudin compresseur : or, à ce moment, l'hémorrhagie a eu lieu, et le malade a perdu presque autant de sang que si on n'avait pas employé cette méthode : c'est, en effet, ce qui se présente chez bien des malades ; on est émerveillé tout d'abord de la facilité avec laquelle on conduit une opération qui s'exécute absolument, comme si on était sur le cadavre; mais, si on est obligé en retirant la compression pour lier les vaisseaux de faire perdre au malade le bénéfice de ce procédé, c'est là, à notre avis, un grand inconvénient, et peut-être vaudrait-il mieux, à l'exemple du Dr Mollière, de Lyon, ne pas s'évertuer à produire une hémostase absolue, mais se contenter de ralentir la circulation, ce qui permettrait au chirurgien de trouver les vaisseaux coupés plus facilement et avec plus de rapidité.

g. AFFECTIONS DE LA CUISSE OU DE LA HANCHE. — Emploi du peM-

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