‹ Chirurgie journalière des hopitaux de Paris (volume 2)Chapitre 89 sur 147 · M. LE DOCTEUR A. LE DENTU · texte numérisé non relu

M. LE DOCTEUR A. LE DENTU

a. corps étranger de l'œsophage (sou). — Pince de Collin. — Anesthésie (?). — Explorer la région cervicale pour s'assurer si la pression n'éveille aucune douleur sur le conduit pharyngo-œsophagien, et si on ne rencontre pas de résistance indiquant la présence du corps étranger ; placer l'enfant sur le lit et introduire l'index de la main gauche aussi loin que possible dans le pharynx. Chez un enfant qui avait avalé un sou, l'introduction du doigt lui permit de reconnaître que le corps étranger, compris dans un plan vertical parallèle au diamètre transverse de l'œsophage, était solidement enchâssé dans un espace limité par le cartilage cricoïdeen avant et sur les côtés, par les bords postérieurs des ailes du cartilage tby-

(1) B. Anger, Conférences de clinique chirurgicale de l'hôpital Saint-Antoine,

(2) Voir le service de M. le Dr Nicaise.

(3) 1872, chirurgien du Bureau central; — 18"G, hospice delà Salpôtrière ; — 18"", hôpital Saint-Antoine.

roïde. Il essaya vainement quatre fois de le saisir avec la pince à bec de cane de M. Collin (fig. 413). Cette pince, qui est analogue à celle que Cusco (voyez ce service) a proposée pour l'arrachement des polypes du larynx, avec des dimensions plus grandes toutefois, cette pince offre cet avantage, que l'un de ses mors seul est mobile, l'autre restant fixe et servant tout à la fois à l'exploration et à l'extraction. Comme moyen explorateur, la sonde à tambour métallique (imaginé pour les corps étrangers de l'œsophage et de l'estomac), peut être aussi d'une grande utilité (1).

Chez son petit malade, ce ne fut qu'à la cinquième tentative faite avec la pince de M. Collin que M. Le Dentu réussit. Cette dif-

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