M. LE DOCTEUR POLAILLON
a. FRACTURE DE L’EXTRÉMITÉ SUPÉRIEURE DE L’nUMÉRUS. — Moule
plâtré. — Dans ces fractures, situées plus ou moins près de l’articulation de l’épaule, il est toujours extrêmement difficile de maintenir la coaptation : quelquefois on est obligé de se contenter d’une coaptation incomplète, et même dans ce cas la difficulté d’immobiliser l’épaule et par suite le fragment supérieur retarde la consolidation et expose à la formation d’une pseudarthrose.
Pour atteindre le but de maintenir les fragments immobiles, M. Polaillon façonne, avec plusieurs doubles de tarlatane trempée dans du plâtre liquide, une sorte de large attelle qui recouvre l’épaule jusqu’au cou, la moitié externe du bras et qui passe sous le coude, celui-ci étant maintenu dans la position fléchie ; — au bout de quelques instants, on obtient par la solidification du plâtre un moule exact des parties à contenir. Lorsque ce moule est complètement sec, on l’applique sur les parties dont il a pris l’empreinte, après avoir préalablementrecouvertce dernier d’une épaisse couche d’ouate. On le fixe au bras et au coude au moyen d’une bande roulée et on le fixe au tronc au moyen d’une bande qui passe obliquement sur l’épaule du côté malade, sous l’aisselle du côtésain, qui revient sur l’épaule malade, etc., en décrivant ainsi des doloires qui embrassent d’abord le tronc et le bras pour s’arrêter au-dessous du coude; un coussin est placé entre le bras fracturé et le côté correspondant de la poitrine.
b. fracture de la clavicule. — Moule plâtré, — C’est encore au même moyen que M. Polaillon donne la préférence pour les fractures (partie moyenne) de la clavicule. La plupart de ces nom-
(I) 1870. Chirurgien du Bureau central; — 1873, Maternité-Cochin,