HOPITAL DE LA MATERN1TE-COCHIN. — LE DOCTEUR POLAILLON
breux appareils (croix de fer, corset de Brasdor, ç/lossocome de Dauvergne) (fig. 504) qui ont été imaginés pour celle variété de frac-
Fig. 504, - Le bras est fixé à la partie inférieure du glossocome , et, par • conséquent fait V effet du bandage de Desault ou mieux de la ceintw e e TeMde BoyJ. La crosse du glossocome est fortement abaissée , «m cown» « air est même un peu désempli ( Dauvergne ).
ture sont ou bien compliqués ou bien assez mal supportés par les malades; -on parvient du reste à maintenir la coaptaUon exacte. des, fragments, avec bien moins de gêne pour les malades, à 1 aide des ap pareils moulés. Ainsi l’appareil de Démarqua, (I) »S'« | t>on-se“ lemep par le ressort dont il est muni, mais aussi en moulant exactem
les deux épaules et la base du cou avec une plaque de cum bou,
M Lesueur (2) d’autre part recouvre la région d un pla.tio gutta-percha de plusieurs centimètres d’épaisseur, qui se moule sur la nartie supérieure de la poitrine et des épaules.
La gutta-percha, après avoir été ramollie adhère à la peau et est maintenue au moyen d’on bandage de De de courroies; — mais c'est à l’appareil moulé en plâlie que IV .
(1) Voy. service de Demarquay.
(2) Lesueur, Revue médico-chirurgicale, 1S5*.
laillon a plutôt recours. — Après avoir réduit une fracture, Hubenthal eut l’idée de couler du plâtre sur la région claviculaire ; il dit avoir obtenu ainsi une guérison sans difformité. Au lieu d’employer le plâtre seul, il est préférable d’imbiber de sa bouillie liquide un linge usé ou une pièce de tarlatane repliée en plusieurs doubles ; avant que le plâtre soit pris, on recouvre la partie supérieure du bras, l’épaule, la région claviculaire, le haut de la poitrine et du dos et la partie correspondante du cou avec le linge ou la tarlatane bien imbibée. On obtient ainsi un moule qui par son contact exact avec toutes les parties qu’il recouvre maintient l'immobilité des fragments. Il va sans dire que ce moule doit être fixé à la poitrine par des tours de bande et que le bras doit être immobilisé.
Ci fracture du maxillaihe inférieur. — Suture avec fils d'argent. — Lorsqu’il y a impossibilité de maintenir les fragments par d’autres moyens tels que (la fronde ordinaire, l’appareil de Morel- Lavallée ou l’ingénieuse fronde du professeur Bouisson (fig. 503),
Fig. 505. — Appareil de Bouisson pour les fractures du maxillaire inférieur.
Fronde appliquée.
Les chef» B, C, sc distinguent de ceux des frondes en cuir ordinaires par l’addition d’une partie élastique, représentée par une série de petits ressorts à boudins ou par des cordelettes en caoutchouc enveloppées et assujetties par de l’étoffe plissée et extensible. Des lanières en cuir prolongent les extrémités de la fronde et sont percées de trous pour graduer à volonté l’appareil (Bouisson, Tribut à la chirurgie, t. 11).
M. Polaillon fait la suture osseuse avec un ou deux fils d’argent bien recuit, suffisamment minces et malléables. Dans ces cas le perforateur de Bérenger- Feraud, qui n’est autre (Gaujot et Spillmann)
Gillette. — Chirurgie journ. 37
578 HOPITAL DE LA MATERNITÉ-COCHIN. — LE DOCTEUR POLAILLON. que le drill des dentistes et ouvriers en métaux légèrement mo
difié, peut rendre de grands services et se compose d’un foret cylindrique dans une moitié de son épaisseur. Sur le foret est un curseur mobile permettant d’agir pendant tout le temps sans crainte de dépasser le champ que l’on s’est fixé. L’écrou est muni d’un manche latéral qui donne une plus grande force h l’opérateur; une articulation permet au manche d osciller dans tous les sens.
d. affections nu calcanéum. — Resection. — M. Polaillon (1) a posé les indications et contre-indications de cette opération et est arrivé à celte conclusion qu’elle expose moins à la mort que l’amputation de la jambe.
Chez les enfants et les adolescents, dont la croissance n est pas encore terminée et qui se trouvent dans de bonnes conditions de santé générale, elle doit être acceptée en pratique, car elle donne d’excellents résultats (fig. 506) au point
de vue de la marche. 11 n’en est pas de même chez l’adulte. Dans l’âge moyen de la vie et à plus forte raison dans la vieillesse elle échoue au contraire dans la moitié des cas, et les succès qu’on obtient sont moins favorables, moins exempts de tout reproche : chez eux la marche n’est pas aussi régulière et n’a pas lieu sans fatigue. Dans cette seconde catégorie de malades l’amputation vaut mieux que la résection ou extraction du calcanéum, car elle expose moins à la mort.
e. luxation de l’appendice xiphoïde (grossesse). — Essai de réduction • si on échoue, expectation. — M. Polaillon a lu à la Société de chirurgie et à la Société de médecine de Paris un exemple de cette nature (traumatique), chez une femme grosse, dans lequel la pression exercée par le buse du corset ayant refoulé peu à peu le cartilage avait préparé le déplacement de l’appendice xiphonle qui s était accompli sous l’influence d’un mouvement plus brusque que d’ordinaire. Dans ce cas, la base de l’appendice avait abandonné
Fig. 50G. — Aspect du pied quelques mois après la, resection totale du calcanéum.
(I) Polaillon, article Calcanéum, Dictionnaire encyclopédique des Sciences médicales, 1870.
l’extrémité inférieure du sternum et s’était portée en arrière, tandis que la pointe dirigée en avant formait dans la peau un soulèvement, une saillie d’à peu près un demi-centimètre. En'refoulant la peau, on arrivait facilement à saisir ce petit corps saillant (d’un centimètre et demi environ) et à lui imprimer des mouvements assez étendus dans le sens vertical : on pouvait même le faire basculer en avant et le coucher sur la face antérieure du sternum, mais sans arriver à le faire basculer en arrière. M. Polaillon chercha à plusieurs reprises à réduire celle luxation, mais ayant échoué et ayant occasionné d’assçz vives douleurs, il n’insista pas et n’eut pas recours (je crois avec raison) à cet expédient que Billard (cité par Malgaigne dans les deux cas de ce genre) employa chez un matelot et qui consista à faire au côté droit de l’appendice xiphoïde une incision pénétrant dans le péritoine et à glisser sous le cartilage un crochet plat et mousse à l’aide duquel il le ramena à sa direction naturelle. Dans l’autre observation de Malgaigne, le chirurgien n’eut qu’à saisir le cartilage entre deux doigts et à le ramener à sa place : la réduction s’opéra avec une sorte de petit craquement.
Fig. 507. — Résection de la tête de l’humérus.
I ., A>Ci3i<m écarléne Par deu* ^hets; B, tète de l’humérus ; C'D, mains de l’opérateur sciant I l’os (Chassaignac, Opérations chirurgicales). opérateur sciant
f. RESECTION DE la tête humérale. — Procédé de Langenbeck et