‹ Chirurgie journalière des hopitaux de ParisChapitre 107 sur 213 · HOPITAL DE LA MATERN1TÉ-COCIIIN. — LE DOCTEUR POLAILLON · texte numérisé non relu

HOPITAL DE LA MATERN1TÉ-COCIIIN. — LE DOCTEUR POLAILLON

reil cas et il pense qu’il est plus prudent d’attendre, avant d’agir, surtout lorsqu’on a alfaire à des tumeurs recouvertes d’une membrane mince qui semble n’êlre que la continuation des enveloppes de la moelle. Celte membrane en etfet se cutise au bout d’un certain temps et la guérison peul très-bien survenir. Plus tard, si la tumeur n’a pas disparu, mais qu’elle n’augmente pas de volume, on doit encore s’abstenir. — Mais si la tumeur s’accroît, si elle est située à la région cervicale ou si elle est très-gênante pour le malade, la question opératoire peut être agitée. — C’est ce qu’il a pensé dans un cas, 'communiqué par lui à la Société de chirurgie (1875), et dans lequel il employa la ligature élastique pour un spina-bifida pédiculé de la nuque ne communiquant que par une très-petite ouverture avec le rachis : les douleurs et les accidents nerveux le forcèrent à enlever rapidement cette ligature pour les conjurer; toutefois si l’ouverture de communication est large, il croit qu’il est dangereux de recourir à l’emploi de l’injection iodée et qu’il vaut encore mieux, malgré le peu de chance de succès qu’elle présente, s’adresser à la ligature élastique ; mais si la tumeur n’a plus aucune communication avec le canal rachidien ou si l’orifice est trèsétroit, on peut faire une injection iodée. — Il est néanmoins à peu près impossible de s’assurer si la poche contient ou non du tissu nerveux; mais, alors même qu’on le saurait, M. Polaillon pense que ce ne serait pas une raison pour s’abstenir, car ces nerfs ne sortent pas de la tumeur et il n’y a aucun ineonvénientà les détruire.

b. imperforation de l’anus. — Entérotomie périnéale. — Incision du coccyx. — Opération variant selon le cas. — 1° S’il n’existe pas de trace d’anus ou si le vestige est très-peu marqué, avoir recours le plus promptement possible à l’entérotomie périnéale, de préférence aux opérations de Littré ou de Callisen. Incision, recherche de l’ampoule, traction de cette ampoule, suture du rectum à la plaie périnéale, incision de l’ampoule, dilatation consécutive pour éviter le rétrécissement. — Au lieu de pratiquer la résection du coccyx (1), M. Polaillon pense que l’incision ou plutôt la division médiane du petit os^ faite avec des ciseaux, est suffisante pour donner assez d’espace aux recherches de l’ampoule rectale. Cependant quand celte ampoule remonte assez haut, nous pensons que la résection du coccyx doit être préférable pour se donner du jour.

Une difficulté inhérente à celte opération et non signalée par les auteurs est le défaut de saillie de celte ampoule, comme M. Po-

(1) Voy. service du professeur Verneuil.

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