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HOPITAL SAINTE-EUGÉNIE

M. LE DOCTEUR O. LANNELONGUE (1)

i° AFFECTIONS DES ORGANES GÉNITO-URINAIRES. - FISTULES PÉRINÉALES.

a. tumeuu du testicule. — Ligature de l'artère spermatique. Dangers de la castration. — La cassation est sans contredit une opération grave, malgré l'affirmation d’un chirurgien qui dit qu’avec l’écraseur linéaire elle n’a jamais été suivie d’accidents entre ses mains. Sur neuf opérations de ce genre pratiquées par M. Verneuil (2) il y a eu deux morts : une par hémorrhagie, phlegmon et résorption purulente, l’autre par tétanos le 13e jour : dans deux autres cas, la mort a été imminente. — Nous pensons avec M. O. Lannelongue que l’une des causes principales du danger de la castration est la ligature en masse du cordon. Non-seulement ce procédé, en étreignant les nombreux filets qui entrent dans la constitution de ce dernier, expose aux accidents tétaniques, mais encore il est loin d’être toujours un moyen hémostatique infaillible. Quelle que soit la force que l’on mette à serrer tous les éléments du cordon, le lien se relâche peu à peu, et l’hémorrhagie a tendance à se produire par les vaisseaux centraux qui ont échappé à l’action du fil et souvent par l’artère spermatique elle-même.

M. O. Lannelongue a renoncé à la ligature en masse depuis qu’il a observé, à la suite de cette métb’ode, trois faits d’hémorrhagie dont 1 un s est terminé par la mort. Dans ce dernier cas (service de Denonvi Hiers, 1803) il s’agissait d’un myome du testicule : une double ligature faite avec un fil très-fort fut apposée solidement sur le cordon spermatique que l’on coupa dans l’intervalle ; dans le cou-

(1) 180, Chirurgien du Bureau central; — 1873, Hospice de Bicêtre • — i s; Hôpital Sainte-Eugénie.

(2) Verneuil, Huit, du la Soc. de dur ., septembre 1 SGG.

Gillette. — Chirurgie journ.

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rant de la journée, une hémorrhagie se déclara, se répéta les jours suivants, et le malade finit par succomber. La ligature isolée de chacun des vaisseaux du cordon est plus sûre et n’est pas beaucoup , plus difficile.

M. 0.- Lannelongue, pour se mettre à l’abri des dangers de la castration, et dans le but de déterminer une atrophie de la tumeur testiculaire, a pratiqué, à Bicêtre, la ligature de l’artère spermatique/ du même côté, chez un homme de 49 ans : celle tumeur très-dure, de nalure squirrheuse à marche rapide (elle datait de 4 ou 5 mois), avait presque la grosseur de deux poings d’adulte : au boul d un an, la masse avait diminué au moins des 4/5. Cette ligature n ofire du reste aucune difficulté sérieuse : une incision est faite sur le trajet funiculaire, et, une fois la gaine fibreuse commune ouverte, on se trouve sur les éléments du cordon: on voit alors 1 artère spermatique entre deux groupes de veines un peu dilatées, l’un plus volumineux antérieur, l’autre postérieur plus mince. En comprimant légèrement le cordon en arrière, où se trouve le canal déférent, on exagère la saillie du vaisseau artériel qui est isolé et autour duquel on passe un fil à l’aide de l’aiguille de Deschamps : chez le malade que nous avons observé, la petite plaie ne tarda pas à se cicatriser; pendant les quelques jours qui suivirent 1 opération, il survint un gonflement œdémaleux et une sensibilité exagérée du scrotum; mais bientôt l’équilibre circulatoire se rétablit, et on vit manifestement la tumeur, en devenant de plus en plus dure, entrer dans une période de décroissance qui s’accentua de jour en jour.

L’idée de faire la ligature de l’artère spermatique pour chercher s à atrophier les néoplasmes volumineux du testicule est relatée dans Harvey (I) qui la pratiqua, dit-il, dans un cas avec succès; mais nous ne savons pas s’il avait réellement affaire à une tumeur maligne.

Celte ligature fui également préconisée par Mayor pour la guérison du sarcocèle ; enfin Maunoir, toujours dans le but d’atrophier la glande séminale dégénérée, plaça une double, ligature sur l’artère spermatique, et divisa cette dernière dans l’intervalle ; il conseille aussi, après la ligature, de faire la section complète du cordon.

b. FISTULES ANO-PÉRINÉALES eL URÉTURO -PÉRINÉALES J INDURATIONS DU PÉRINÉE. -T Résection de tous les tissus indurés. — Cautérisations. —

Lorsqu’il n’existe qu’une ou deux fistules ano -périnéales complètes

(I) Harvey, Traité de la génération.

mais qu’elles remontent assez haut pour faire craindre l’hémorrhagie si on venait à les opérer par le procédé classique, M. O. Lannelongue préfère employer (fig.560 et 561) la chaîne d’écraseur dont l’inlro-

Fig. 5G0. — Traitement des fistules anales par l’écrasement linéaire.

A, main de l’aide relevant la fesse; B, écrascur auquel est attachée une extrémité de la chaîne; C, main droite de l’opérateur dont l'index est dans l’anus, D; E, ouverture de la fistule par laquelle passe la chaîne attachée au fil conducteur et tenue de la main gauche de 1 opérateur F (Chassaignac).

duction est parfois assez laborieuse, mais qui met plus sûremenL à l’abri de l’écoulement sanguin.

Dans le cas de fistules uréthro-pérùiéales multiples, s’accompagnant de nombreuses indurations ayant résisté aux moyens ordinaires et déterminant chez le malade des phénomènes locaux et généraux, assez grands pour compromettre l’existence, M. O. Lannelongue emploie, à l’exemple de Voillemier (1), l’excision ou resection d’une portion du périnée, et voici comment il procède : une fois que le calibre de l’urèthre a été rétabli à peu près complètement, il place dans ce canal la plus grosse sonde en gomme élastique qui puisse y êlr’e introduite, et, mettant le malade dans la position de la taille, il commence par inciser sur la sonde cannelée le trajet fistuleux le plus long et le plus central. Disséquant alors

(1) Lannelongue, Gaz. hebdom., 1874, n° 379.

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tous les tissus indurés, il les prend avec des pinces et les enlève soit avec le bistouri, soit avec les ciseaux courbes ; le doigt est promené sur toute la surface cruenlée et vérifie s’i l'existe encore des portions dures. Immédiatement après, plusieurs cautères actuels sont éteints

Fig. 5G1. — Traitement des fistules anales à plusieurs diverticules par T écrasement linéaire.

A, vessie ; B, rectum ; C, lieu dans lequel la chaîne de l’écraseur E, vient de pénétrer dans la fl perforation intestinale ; D, indication, par un trait, du retour de la chaîne de l’éeraseur E pour fl la formation de l’anse qui doit diviser le diverticule rectal; H, écraseur destiné à diviser le di-fl veriieulc fessier ; P, point où la chaîne de cet écraseur pénètre dans ce diverticule; G, trajetfl de cette chaîne dans la profondeur des parties; J, écraseur destiné au diverticule périnéal ;fl I, chaîne de cet écraseur qui, grâce à la coupe, peut être vue dans tout son trajet sans inter-fl ruplion (Chassaignac).

dans les anfractuosités de la plaie, en évitant de trop se rapprocher! ! de la ligne médiane, et le pansement estfait avec delà charpie sèche1» ou légèrement humide. On sait que M. Yoïllemier n’a pas recours à ce dernier temps (cautérisation); onze malades ont été traités ainsi - j par ce dernier chirurgien et ont guéri complètement.

c. contracture du col vésical. — Dilatateur bicoudé de M. Mer - J cier. — La contracture du col, qui a pour effet de rendre beaucoup plus saillante sa lèvre inférieure et de produire par conséquent un obstacle à l’émission de l’urine, est un état fréquent chez les vieillards deBicêtre. Lorsque cette saillie valvulaire est très-prononcée etapporLe un obstacle marqué è l’émission de l’urine, mais seulement dans ces cas, on est autorisé à en pratiquer la section

affections des ORGANES GÉNITO-URINAIRES. 629

soit avec le sécateur à lame fixe de Mercier (fig. 562), soit avec le sécateur à lame mobile de Maisonneuve (fig. 563), dont le maniement

est du reste très-facile.

Dans'lecasoù cette contracture est l’élément essentiel et ne s’accompagne

Fig. 5G3. — Sécateur de la lèvre inférieure du col vésical (Maisonneuve).

pas de la persistance de cette saillie médiane inférieure (valvule), M. O. Lannelongue emploie la dilatation forcée eL se sert le plus souvent de l’ingénieux instrument de M. Mercier, qui représente une sonde bicoudée quand il est fermé et prêt à êLre introduit. Il se compose de deux tiges plates : l’une bicoudée portant un anneau dans lequel s’engage une autre tige droite qui peut glisser sur la première à l’aide d’une mortaise; une fois l’instrument introduit et le bec en bas, on pousse la tige droite. Celle dernière maintenue fixe, on retire un peu la branche bicoudée dont le bec, en pénétrant dans l’urèthre, déprime la lèvre inférieure du col, jusqu’à ce qu’il vienne l’accrocher directement.

d. ÉLÉPHANTIASIS DU SCROTUM. — Expectation. — Amputation. — Si le' malade a dépassé 70 ans, M. Lannelongue n’est pas d’avis d’opérer et se contente d’appliquer des mesures hygiéniques, de soustraire le malade

Fig. 5G2. — Sécateur ù lame fixe (Mercier).

Ensemble de l'instrument réduit de volume. — t, l'extrémité du même, avec la lame cachée. — 2, même extrémité avec la lame en saillie.

grandeur naturelle,

aux influences climatériques mauvaises, d’user de soins de propreté minutieux et de donner un régime fortifiant. Si le sujet est plus jeune et placé dans de bonnes conditions, il croit que, malgré le succès obtenu par Chopart, l’extirpation ou l’amputation est préférable à la cautérisation. Il est difficile, avant l’opération, de décrire d’une façon précise les règles à suivre: il faut cependant éviter de léser les cordons ei les glandes testiculaires qui généralement ne sont qu’englobées dans la masse éléphantiasique et avoir soin de conserver assez de peau pour recouvrir la surface cruentée profonde.

Nous nous souvenons d'avoir vu, il y a quelques années, M. Verneuil opérer à Lariboisière un éléphantiasis scrotal très-volumineux par le procédé à double valve destinée à former la loge testiculaire, qui lui a fourni un résultat très-satisfaisant.

hernie étranglée. — Compression abdominale avec un sac de : plomb . — Dans deux faits observés à l’hôpital Beaujon ce procédé, ; imaginé parM. O. Lannelongue, semble avoir donné un bon résultat. Voici en quoi il consiste : un sac de plomb, fait exlemporanément avec une compresse dans laquelle sont renfermés 3 kilogrammes de plomb environ, est suspendu à un cerceau et pèse de tout son poids sur la paroi abdominale, immédiatement au-dessus du pédicule de la tumeur herniaire. Ce sac reste appliqué pendant 20 minutes à peu près et cela sans déterminer en général de douleur très-vive. Au bout de ce temps, on pratique le taxis, puis après réduction on applique provisoirement un gros tampon d’ouaie maintenu sur l’ouverture herniaire, soit par un bandage triangulaire fortement serré (fig. 564), soit un spica simple de l’aine (fig. 565), tel que l’a décrit Gerdy (1).

Ce procédé est rationnel, et, quelle que soit la théorie proposée, les deux résultats heureux obtenus doivent engager les chirurgiens à l’expérimentation. La compression de la paroi abdominale comme moyen de faciliter la réduction des hernies (2) se trouve mentionnée chez les ailleurs. Després père (3) rappelle que les Indiens ont coutume de comprimer dans ce but les parois abdominales avec

(I) Gerdy, Traité des bandages et appareils de pansement. Paris, 1S37-1839.

(T) O. Lannelongue, Bull. <te Ai Soc. ckir., avril 1871.

(3) Després père, Th. agrég., 1843.

• m cArlillot a proposé une sorte de massage de la

une serviette, et M. bôüiuoi a pi

paroi abdominale : mais ce moyen est resté chez lui 1 1 état

pure conception théorique. ..

Dans le but de savoir si l'étranglement herniaire se complique ou non de péritonite, M. O. Lannelongue cherche à se rendie comi

Fig. 564. — Bandage triangulaire. Fig. 565. — Spica simple de l'aine.

par la thermométrie rectale du degré de la température générale. Tandis que dans l’étranglement simple, la température normale est de 37° à 38°, elle s’élève de 39 h 40° et au-dessus quand il y a pé-

ritonite.

M. O. Lannelongue regarde aussi comme très-importantes, à l’exemple de M. Verneuil dans la hernie étranglée, les coïncidences pathologiques qui jouent en ce cas un rôle capital au point de vue du pronostic. Ainsi, à Bicôtre, il a vu chez des individus asthmatiques et en môme temps porteurs de hernies anciennes, survenir trèssouvent un accèsd’asthme, lorsque les malades éprouvaient un simple accident, une poussée locale du côté de leur hernie. On se préoccupe aujourd’hui, dit M. O. Lannelongue, et avec raison des relations sympathiques qui unissent diverses membranes séreuses en connexion avec les viscères. M. Lépine a relevé des cas d’hémiplégie consécutive à la pleurésie, et les observations ultérieures ont dé-

monlré qu il y avait un rapport incontestable entre ces deux ma- ■' nifestations pathologiques. Peut-être en est-il de même de la mem- Inane péritonéale. N a-t-on pas publié des cas de convulsions dans certaines péritonites? Il est bon de noter toutes ces importantes coïncidences en attendant de nouveaux faits.

a • cataracte. — Ablation en masse ( opération de Sperino de Turin). . ' Dans les cas de cataractes séniles avec un noyau assez volumineux, M. O. Lannelongue, à l’exemple de M. Sperino, de Turin, de Pagenstecher (de Wiesbaden) et de Wecker, emploie l 'extraction ■ sans ouverture de la cristalloïde ou ablation en masse du cristallin a-vec sa capsule. 11 fait le lambeau ordinaire, mais ne pratique pas, j comme Pagenstecher et Wecker, l’iridectomie.

Eu égard à cette excision de l’iris, M. O. Lannelongue a remarqué, *■< à Bicêtre, qu’un grand nombre de vieillards opérés, depuis quelques années déjà, par les méthodes s’accompagnant d’iridectomie et en particulier celle de de Græfe modifiée (fig 566), présentent une

Fig. 666. — Opération de de Grcefe modifiée.

perte complète de la vision malgré la translucidité des milieux intraoculaires; il ne sait pas jusqu’à quel point l’iridectomie prédispo-' serait à ces amauroses consécutives, mais il a grande tendance à lui faire jouer un rôle dans leur production.

Il n’a |ias recours à l’anesthésie par l’éther que le Dr Wecker emploie toujours dans le but de prévenir l’excitation et surtout les

vomissements si nuisibles après 1 opération de la cataiacte. 11 ne commence pas non plus, comme Delgado, par introduire à travers la cornée un instrument spécial destiné à détacher et à mobiliser l’appareil cristallinien.

Lorsqu’elle réussit, cette opération (extraction en massejdonne de très-beaux résultats, car il n’y a pas à craindre ici les cataractes secondaires, mais elle expose à des accidents graves, et en particulier à l’issue du corps vitré, qui d’une façon générale l’ont fait repousser par bien des ophthalmologistes.

J’avoue qu’au point de vue anatomique, nous ne nous rendons pas un compte bien exact de la possibilité de celte extraction en masse; car on sait que sur l’œil sain la face postérieure de la lentille cristallinienne est unie par sa cristalloïde à l’humeur vitrée, et que, dès qu’on vient à l’en détacher, cette dernière s’écoule : on sait d’autre part avec quelle facilité cette cristalloïde, par ses propriétés physiologiques spéciales, revient subitement sur elle-même dès qu’une simple piqûre l’a intéressée; il faut donc supposer que dans ces cas pathologiques certaines modifications se sont produites qui ont pour but de séparer, d’isoler l’enveloppe du cristallin de la face antérieure de la masse vitrée : toutefois la démonstralion de ce fait n’a pas encore été suffisamment prouvée.

b. kératite vasculaire. — Pannus. — Excision. — Cautérisation.

Fig. 5G7. — Kératite interstitielle.

■ La première indication est de détruire la cause irritante avant de s’adresser à la thérapeutique de l’affection de la cornée : il faut donc appliquer ici un traitement chirurgical qui a pour but sinon de supprimer, du moins de limiter la nouvelle circulation qui sestforméej on ne réussit pas toujours, car une portion de ces

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vaisseaux appartient au plan sclérotical profond et est constituée par le développement exagéré des artères ciliaireslongues(fig. 567).

On ne peut donc agir que sur les vaisseaux superficiels qui sont incisés ou réséqués (excision de Kiichler périphérique à la cornée). C’est à cette dernière opération surtout que.s’arrêterait M. O. Lannelongue, qui saisit la conjonctive épaissie et vasculaire avec de s pinces à griffes et l’enlève avec des ciseaux courbes. On peut espérer que le tissu modulaire résultant de cette circoncision cornêenne déterminera une compression qui apportera un obstacle salutaire à la circulation pathologique delà cornée. Ce chirurgien est très-réservé sur l’emploi des cautérisations combinées à l’opération précédente, parce qu’elles peuvent aggraver d’une façon très-fàcheuse les altérations cornéennes. Il ferait usage de ces cautérisations plutôt dans les cas de kératite vasculaire sans pannus, c’est-à-dire lorsqu’on a affaire à une circulation qui n’est encore que superficielle. Nous ne signalons également que sous bénéfice d’inventaire les inoculations du pus de l’ophthalmie purulente ou celui du pus blennorrhagique qui ont été préconisées en 18 12 par F. Jager.

C. PUSTULE MALIGNE DE LA PAUPIÈRE INFÉRIEURE. — Autoplastie. — Blépharorrhaphi" Cautérisations profondes avec le chlorure de zinc liquide. Attendre que l'élimination de l’eschare ait lieu. Après la cicatrisation, anaplastie à l’aide d’un lambeau pris sur la surface malaire et la joue, rotation et glissement de ce lambeau. M. O. Lannelongue praLique, à l'exemple de Denonvilliers, la blépharorrhaphie, suture des paupières, qu'il mainlient pendant très-longtemps jusqu’à ce que la plaie soit complètement cicatrisée et même au delà. Nous avons vu dans son service de Bicêlre un jeune berger chez lequel ce procédé a été suivi d’un succès complet.

a. CONSOLIDATION VICIEUSE d’üNE FRACTURE DU FÉMUR. — Rupture

du cal. — Appareil silicaté. — Si le cal est encore malléable, M. O. Lannelongue, après avoir essayé en vain l’immobilisation prolongée, n’hésite pas à avoir recours à la rupture de ce cal suivie .c de la juxtaposition des fragments et de l’application d’un nouvel appareil inamovible. Celte immobilisation immédiate prévient les accidents inflammatoires qui pourraient résulter de ce traumatisme en même temps qu’elle favorise plus tard la formation du cal. 11 préfère comme appareil les tours de bandes silicalées embrassant

affections des os

Fig. 508 - — Grande gouttière dorso-crurale du Dr Mannequin, pour les lésions du membre inférieur, destinée aux vieillards et aux infirmes.

D, partie dorsale ; G, gouttière crurale pouvant s’adapter des deux côtes avec poulie de réflexion P, située à l’extrémité de ses bandelettes longitudinales ; li, Échancrure correspondant au pli inter-fessier; S, S, S, S, pitons destinés à recevoir les cordes de suspension; C,E, lacs contre-extenseur (on peut se servir du lacs contre-exteuseur bi-latéral) allant se fixer aux viroles 0,0'; L, large ceinture passant sur l’abdomen.

Fig. 570. — Réduction de la luxation de l’épaule par le procédé du talon.

puisse s’effectuer. On évite aussi de celte manière la formation des | eschares par suite d’une immobilité trop prolongée sur le lit.

également le bassin et recouvrant l’épaisse couche d’ouate qui enveloppe tout le membre.

b. fracture du col. — Repos simple. — Position. — Après avoir essayé dans bien des cas les divers appareils préconisés pour ce genre

Fig. 569. — Petite gouttière crurale du Dr Ilennequin, pour les lésions du membre inférieur chez les enfants.

[7 G, gouttière ; 1)D', bandelettes longitudinales arquées en haut, PP’; B, lacs contre -extenseur; C, chef du lacs extenseur disposé en 8 de chiffre pour le fessier et la jamhe; N, muscles artificiels faisant l'extension.

de lésion, M. O. Lannelongue est arrivé h ne traiter les fractures du col chez les vieillards que par la position et le repos seul. En effet les appareils, loin de favoriser toujours la consolidation, font soufrir les malades en exerçant sur les diverses parties du membre des pressions mal supportées et n’ont aucune prise sur le raccourcissement qui se produit toujours en supposant que la consolidation

che du genou, etc.), deux goullières auxquelles on peut joindre, si l’on veut, l’extension et la contre-excursion pratiquée comme

(1) Henncqnin, Des fractures du fémur et de leur traitement par leur extension continue. Paris, 1877.

dans l’appareil que nous avons déjà décrit, service de M. le Dr Panas; l’une (fî g. 568), destinée aux vieillards et aux personnes infirmes; l’autre pour les enfants (fig. 569). Ces deux gouttières dont nous devons les gravures à l’obligeance de l’inventeur peut rendre de grands services, surtout dans la pratique de la ville.

c. luxation de l’épaule. — ( Sous-coracoïdienne ). Réduction par le procédé de Malgcngne. — Ce chirurgien a eu plusieurs fois recours au procédé dit du talon (fig. 570), employé également par M. L. Labbé avec succès surtout pour les luxations récentes ; mais il préfère employer la méthode de Malgaigne (tig. 571), qui consiste dans l’extension oblique en bas d’abord puis horizontale, combinée avec un mouvement de pression et de bascule que l’on peut faire aussi sur le genou (fig. 572).

division palatine. — Procédé à lambeau nasal. — La méthode par déplacement latéral ou à ponts mobiles (Baizeau, Langenbeck) est considérée par lui comme excellente (fig. 573). Il se sert, pour

Fig. 573. — Uranoptastie, méthode par le placement latéral des lambeaux.

A, A, incision de la fibro-muqueuse palatine; B,B, après la suture.

mobiliser les lambeaux, du grattoir de Langenbeck. — Toutelois,| ce chirurgien a imaginé, pour obturer les fissures congénitales de la voûte palatine, d’emprunter un lambeau à la membrane fibromuqueuse tapissant la cloison des fosses nasales. Ce lambeau quadrilatère est circonscrit par une incision supérieure parallèle au bord inférieur de la cloison et deux incisions verticales, l’une en avant, l’autre en arrière : on le détache avec une rugine jusqu’au

affections de la vessie. üdJ

voisinage du bord inférieur de la cloison : on le rabal et on vient mettre son bord supérieur en rapport avec la lèvre opposée de la fissure préalablement avivée; les parties amenées au contact sont maintenues par quelques points de suture métallique. Les rapports de la cloison des fosses nasales avec les divisions complètes de la voûte palatine peuvent être divisés en deux catégories. Dans l’une la cloison s’implante sur un des bords de la solution de continuité; il suffit alors de rabattre sur l’ouverture la muqueuse de la cloison. Dans l’autre la cloison correspond au milieu de l’hialus : M. Lannelongue taille alors deux lambeaux qu il iabal de chaque côté. Jusqu’à ce jour il a pratiqués opérations pai ce piocédé et il a toujours eu une réussite complète grâce à la grande vascularité de la muqueuse des foss es nasales; — il a annoncé ces résultats à la Société de chirurgie dans la séance du 7 juin 1876, en présentant une jeune fille sur laquelle il avait commencé à appliquer cette méthode.

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