‹ Chirurgie journalière des hopitaux de ParisChapitre 126 sur 213 · BUREAU CENTRAL. — LE DOCTEUR J. LUCAS CHAMPIONNIÈRE · texte numérisé non relu

BUREAU CENTRAL. — LE DOCTEUR J. LUCAS CHAMPIONNIÈRE

nécessité l’application préalable de la bande d’Esmarcb,-au moment où il vient de retirer celte bande, nous remarquons que tous les tissus ischémiés se congestionnent et que ce phénomène se traduit sur la peau par une coloration rouge bien marquée qui tranche jj avec la couleur normale : il y a en un mot paralysie vaso-motrice 1 temporaire. Du côté de la plaie cette dilatation des vaisseaux se manifeste par une hémorrhagie en nappe quelquefois très-abondante. Pour combattre ou plutôt empêcher cette hémorrhagie 1 capillaire, plusieurs chirurgiens, M. Tillaux entre autres et nous- ' même dans plusieurs circonstances, n’enlèvent l’appareil d’Es- ; march qu’après avoir fait les principales ligatures et un pansement compressif (ouate et amadou). Voici comment M. Nicaise procède : 1 il enlève la bande à anneaux après avoir pratiqué toutes les ligatures ! possibles, puis il exerce une compression directe sur la plaie avec une 1 grosse éponge ; une fois que la rougeur de la peau a disparu, il enlève j l’éponge; l’hémorrhagie capillaire est à peu près nulle. Il agit ainsi dans la crainte des hémorrhagies secondaires qui sont assez fréquentes à la suite de l’emploi de l’appareil d’Esmarch.

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