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BUREAU CENTRAL. — LE DOCTEUR J. LUCAS CHAMPIONNIÈRE

La théorie ' de ce mode de pansement ou plutôt de cette méthode repose sur l'effet pernicieux que les germes atmosphériques déterminent : ils provoquent la suppuration, la putréfaction du sang et celle des liquides animaux et par ce processus ils engendrent les complications des plaies.

Le chirurgien, dit le chirurgien d’Édimbourg dans son langage pittoiesque, doit voir les germes dans l’atmosphère, comme nous voyons les oiseaux dans le ciel! Tel est le point capital qui permet d’éviter les accidents des plaies.

Outre l’accès des germes, éviter l’excès de tension dans les tissus et faciliter l’écoulement des liquides en excès, éviter l’irritation dilecle de ces tissus vivants et la présence de corps étrangers (fil à ligature).

Pratique du pansement :

Propreté minutieuse. Plonger tous les instruments, les éponges dans un bain fermenticide phéniqué ;

Purifier les mains de l'opérateur et des aides;

Jet phéniqué pulvérisé se répandant dans l’atmosphère des opérations et des pansements.

IEau

Ac. phéniq. ) Cristallisé . j Eau

Solution aqueuse faible.

2,50/100 Ac. phéniq. )

( Cristallisé . j

1000 gr.

50 gr.

Champ opératoire

Instruments.

Éponges.

1000 gr.

25 gr.

Mains.

Lavages.

Pulvérisation.

nettoyé .

Appareil à pulvérisation. — Appareil analogue à celui de Richardson ou pulvérisateur à vapeur de Lister qui marche seul par le moyen d’un jet de vapeur qui pulvérise l’eau comme le courant d’air la pulvérise dans l’appareil de Richardson. M. L. Championnière a fait construire par M. Collin un appareil plus puissant et moins fatigant. C’esL le même appareil que celui de Richardson (fig. 624) avec tubes de verre, tel qu’on le trouve à la maison Charrière : seulement le flacon porte trois tubes recourbés au lieu d’un seul : on peut les faire diverger un peu de telle sorte que les trois jets pulvérisés couvrent un espace considérable. Le système du soufflet avec un ballon intermédiaire régularisateur est le même, mais ces parties de l’appareil sont beaucoup plus volumineuses : le soufflet aplati est mis à terre et se manœuvre avec le pied.

PLAIES. — PANSEMENT DE LlSTER.

Une fois l’opéralion achevée, continuer à entretenir

autour de la

plaie une atmosphère antiseptique à l’aide de la gaze antiseptique, élément essentiel du pansement.

Protective. — Le pansement devant dégager constamment de l’acide phénique, on recouvrera ligne de réunion et les parties dénudées qui doivent être mises à l’abri de son action incessante et irritante, par le protective, taffetas vert gommé modifié qui n’a rien de fermenticide, qui joue simplement le rôle de protecteur et qui se prépare en prenant de la soie huilée commune qu’on enduit sur ses deux laces d’une très-mince couche de vernis copal : lorsque ce vernis est sec, on applique sur les deux faces, à l’aide d’un pinceau, une très-mince couche du mélange :

Dextrine 7 parties.

Amidon pulvérisé 2 —

Solution froide d’acide phénique h 2 1/2 p. 100 IG —

Le protective mouillé préalablement dans l’eau phéniquée faible est placé sur la plaie et ne la dépasse que très-peu.

Gaze antiseptique et mackintosh. — Cette gaze , de consistance de

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