AFFECTIONS DES FOSSES NASALES ET DE L’ŒSOPIIAGE
soit du dilatateur œsophagien de Trousseau, soit de la série de bou-
Fig. GG5. — Bougie cylind.ro -conique du Dr Bouchard.
Fig. 606. — Dilatateur de Collin et résonnateur métallique servant à constater laprésence des corps étrangers dans l'œsophage.
gies cylindro-coniques (fig. 665) du Dr Bouchard que nous avons
déjà décrites. — Il conseille également de faire usage du Résonnateur de Collin (üg. 666) pour explorer l’œsophage dans le cas de corps étranger métallique de ce conduit, • — cet ingénieux instrument se j compose d’une tige terminée par une olive et d’un réservoir creux situé à l’extrémité manuelle et résonnant au contact des métaux.
5° SEPTICÉMIE. - ALGIDITÉ DANS LES HERNIES.
a. septicémie. — Injections antiseptiques. — C’est sous le nom de septicémie aiguë à forme gangréneuse (1) que M. Terrillon désigne cette complication redoutable des plaies, caractérisée localement par l’œdème, l’emphysème, la gangrène et la teinte bronzée. Elle a reçu les dénominations de gangrène foudroyante , pneumohémie putride (Maisonneuve), érysipèle bronzé (Yelpeau), emphysème gangréneux, intoxication traumatique (Chassaignac), œdème aigu purulent (Pirogoff), infection putride aiguë (Perrin). Les injections antiseptiques recommandées par ce dernier auteur sont également celles que M. Terrillon préconise.
b. algidité dans les hernies. — Rapport entre son degré et le siège de l' étranglement. — Demarquay avait pensé que le degré d’intensité de l’algidité dans l’étranglement herniaire était d’autant plus prononcé que l’étranglement portait sur une région d’intestin grêle plus élevée : il croyait qu’il fallait en rechercher la cause dans la richesse nerveuse de cette partie du tube intestinal. Il lit des expériences d’où il crut conclure que l’abaissement de la température était d’autant plus marqué que la constriction se rapprochait davantage du duodénum. M. Terrillon a répété ces expériences et n’est pas arrivé au même résultat (2), car, sur huit chiens sur lesquels il produisit la constriction intestinale, il ne s’est pas manifesté d’abaissement de température appréciable. Le degré de refroidissement ne peut donc servir à diagnostiquer la hauteur à laquelle l’intestin se trouve étranglé.
(1) Terrillon, Arch. gin. de méd., février 1874.
(2) Terrillon, Bull, de la Suc. chir., octobre 1874.