‹ Chirurgie journalière des hopitaux de ParisChapitre 65 sur 213 · Scarificateur de Bonnafont · texte numérisé non relu

Scarificateur de Bonnafont

a , corps de l’instrument et anneau pour passer le doigt indicateur. — b, saillie mobile servant a mouvoir un ressort ultérieur terminé par trois lames qui sortent des ouvertures, c. — d, les tranchants du scarificateur faisant saillie.

(1) C. Miot, Progrès médical, 25 mars et mois suiv. 1876.

quels on doit, selon lui, pratiquer la perforation de ia membrane du tympan :

•1° Collection dans la caisse (myringile chronique ou aiguë; épanchement sanguin). — Trœltsch conteste son utilité dans les extravasations sanguines, mais M. Miot croit que la collection sanguine peut donner naissance sans ouverture préalable à une myringile : le caillot sanguin, en se coagulant, emprisonne les osselets et entraîne une surdité très-longue.

2° Oblitération de la trompe (teintes ternes du tympan, absence du triangle lumineux).

3° Sclérose de la caisse.

4° Adhérences du tympan.

5° Bourdonnement (tension du tympan ou des osselets).

contre-indications. — Paralysie avancée du nerf auditif. — Ankylosé de l'étrier. — Atrophie du tympan. — Adhérences étendues du tympan. — Après avoir discuté les divers procédés (ponction, cautérisation, emporte-pièce), il préfère l’incision simple ou multiple comme facile et suffisante. Pour maintenir la béance de la perforation, il employait d’abord le moyen suivant : après avoir fait une incision linéairé sur la partie postéro-moyenne du tympan, il glissait, à l’aide d’une pince, un petit œillet métallique qui restait à cheval sur le bord inférieur de la perforation et maintenu fixé à l’aide de petites boulettes de coton; les douleurs causées par la présence de ce corps étranger l’ont fait renoncer complètement à chercher ce résultat.

cataracte. — Kératotomie, petit lambeau sans iridectomie. —

Recourir au procédé de l’éclairage latéral (fig. 319) pour arriver au diagnostic de la variété de cataracte à laquelle on a affaire.

Pour écarter les paupières, M. Tillaux se sert, soit des doigts d’un aide, soit des élévateurs pleins (fig. 320), soit du dilatateur de Robert

et Collin qui est très-commode. Ce dernier est fermé à l’état (fig. 321) de repos, ce qui permet de l’introduire facilement sous les paupières :

RO BEST BT COLLIN essor

Fig. 321. — Dilatateur de Robert et Collin.

on l’ouvre en exerçant une légère pression sur les extrémités manuelles que l’on fixe à un degré de rapprochement convenable au

Fig. 322. -r- Pince fixatrice de Desmarres.

moyen du bouton, B. La courbure donnée à l’extrémité manuelle permet de la placer dans l’angle interne de l’œil.

Comme ophlhalmostat propre à fixer le globe oculaire, il préfère aux pinces fixatrices (fig. 322) qui ont l’inconvénient de contondre

Fig. 323. — Pique de Pamard.

la conjonctive et de donner lieu à une ecchymose quelquefois très considérable ; il préfère, dis-je, la pique de Pamard (fig. 323) présen

téeily a plus d’un siècle à l’Académie de chirurgie (1), et se composant d’une tige d’acier longue de 3 centimètres, courbée à son milieu en deux sens différents, de manière à former un double coude qui porte la pointe de l’instrument en dehors de l’axe du manche, mais toujours dans la direction de ce même axe. Ce double coude est destiné à embrasser la saillie du dos du nez. La pointe très-acérée porte, à 3 centimètres au-dessous de son extrémité, un petit renflement qui l’empêche de pénétrer trop profondément. M. Tillaux se sert du couteau étroit de de Graefe pour pratiquer la kératotomie; il fait un petit lambeau supérieur et ne pratique jamais l’iridectomie à moins d’inidcations tout à fait spéciales.

névralgie sus-orbitaire rebelle. —Résection du nerf sus-orbitaire. — M. Tillaux vient de pratiquer (2), chez une malade atteinte de névralgie sus-orbitaire rebelle et symptomatique d’une lésion ancienne du sinus maxillaire, la résection du nerf sus-orbitaire dans des conditions opératoires les plus remarquables. Nous sommes heureux d’enregistrer ici ce beau fait de chirurgie.

Voici le procédé suivi par ce chirurgien : il fait, comme dans la N méthode deNélaton pour la résection du maxillaire supérieur, une incision comprenant les parties molles du rebord sous-orbitaire et du sillon naso-génien jusqu’à l’aile du nez : il dissèque le lambeau de la iosse canine jusqu’à l’émergence du nerf sous-orbitaire, place un fil sur ce nerf terminal, dissèque le plancher de l’orbite en soulevant légèrement l’œil avec le manche d’une cuiller d’argent, casse avec une gouge la lamelle osseuse qui recouvre le tronc nerveux dans le point le plus reculé possible, saisit le nerf avec des pinces et le coupe en ménageant l’artère: en tirant sur le fil placé préalablement à 1 extrémité nerveuse terminale, on retire de sa gouttière toute la poition réséquée de ce nerf.

Page 1