AFFECTIONS DES LÈVRES ET DES FOSSES NASALES
ne donne lieu, en raison de l'incision unique qui a été pratiquée, ni à des délabrements ni à des difformités considérables.
b. POLYPE NASO-PHARYîélEN. — Méthodë OStéo-plüStl<fU6 cl OUid .
M . Ed. Cruveilhier vient de présenter àla Société de chirurgie un jeune homme de dix-sept ans chez lequel il a pratiqué avec succès la mé-
Fig. 371. — Scie en crête de coq.
thode d’Ollier pour un polype naso-pharyngien volumineux. Ce procédé fort ingénieux, mais qui n’est en quelque sorte qu’un dérivé de celui de M. Chassaignac, consiste à faire une incision en forme de fer à cheval partant du point le plus reculé du contour supérieur de l'aile du nez, remontant en haut vers le point le plus
Fig. 372. — Scie convexe à plaque dorsale formant point d’appui.
élevé de la racine et descendant par une voie analogue jusqu’au même point de l’aile du nez du côté opposé. Une scie à lame fine en crête de coq sectionne de haut en bas, et dans le sens de l’incision des parties molles, les os propres du nez(fig. 371 et 374).
Tout le nez, avec sa charpente, est ensuite abaissé en masse en achevant de le détacher par quelques coups de ciseaux portés sur la cloison et l’aile du nez. Une fois le polype à découvert, le chirurgien "l’attire à l’aide d’une forte pince de Museux, en fait la torsion ou bien le détache à sa base soit avec des ciseaux courbes, soit avec le bistouri. L’écoulement sanguin qui, au moment même où le polype est enlevé, est parfois très-intense, s’arrête généralement de lui-même sans avoir besoin de nécessiter l’intervention du cautère actuel. L’opération terminée, le nez est relevé, mis en place et maintenu par l’apposition de quelques fils métalliques. Chez le malade de M.Ed. Cruveilhier le passage de la colonne d’air par les fosses nasales ne paraissait pas sensiblement entravé.
(1) Edouard Cruveilhier, Bullet. de la Société de chirur., mars 1877.
tétanos. — Injection de chloral dans les veines. — A propos d’une malade chez laquelle il a employé sans succès la méthode de Oré (de Bordeaux) (1), M. Ed. Cruveilhier (2) a relaté quatre moyens dont les trois premiers exposent à des phlegmons, à des écoulements sanguins, ù. l’injection du chloral dans le tissu cellulaire, savoir:
Ponction sans dénudation de la veine ;
Ponction à travers la.paroi préalablement dénudée ;
Arrêt du sang par la bande à saignée, ponction de la veine et introduction de la canule dans l’ouverture ;
Incision d’une partie de la paroi de la veine, préalablement chargée sur un stylet.
C’est à ce dernier procédé qu’il s’arrête.
A la dose de Oré (solut. de 9 grammes de chloral pour 10 grammes d’eau), il a eu des coagulations extra-veineuses plus ou moins étendues. — Il admet, au contraire, l’innocuité complète de la solution à un cinquième.