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poudre d’alun et de sous-nitrate de bismuth : si elles sont volumineuses, Yexcision lui paraît le meilleur procédé. Il la pratique avec les ciseaux courbes et le bistouri et badigeonne ensuite la surface crucntée avec la teinture d iode pure.
d. carcinome de la verge. — Isolement de l'ur'elhre. — Amputation par écrasement linéaire. — Si le produit morbide a envahi la totalité du pénis, il adopte le procédé de M. Chassaignac (amputation par l’écrasement linéaire), fait attirer le plus possible ‘en arrière du côté de la région pubienne la peau saine du prépuce, et, après avoir introduit dans l’urèthre une sonde molle, traverse cette dernière par une longue aiguille et sectionne le tout en avant avec 1 écraseur. Sur un malade de son service, chez lequel le néoplasme avait respecté une partie de l’urèthre, il a pu disséquer ce canal et Y isoler à la partie inféro-postérieure en lui conservant une enveloppe fibreuse assez résistante. Ce premier temps effectué, il a divisé la partie antérieure des corps caverneux avec l’écraseur linéaire, puis, transperçant de part en part l’urèthre avec une aiguille armée d’un fil d’argent, il a attiré l’anse au dehors, l’a coupée et, à l’aide de chacune de ses moitiés secondaires obtenues, il a pu réunir à droite et à gauche l’urèthre à la peau du prépuce restant ou plutôt au scrotum. Par ce procédé, qui nous semble fort ingénieux, il a su obvier au rétrécissement du méat nouveau qu’avait créé l’opération et a évité d’avoir recours, comme le font certains opérateurs, à la section médiane pratiquée sur le scrotum. Il vient récemment (1877) de répéter la même opération, faite dans des conditions identiques, sur un malade de l’hôpital du Midi.
B. affections du testicule.
a. épididymite et ORCHITE. — Ponctions répétées de la vaginale. — Il n’emploie ni les sangsues, même lorsqu’il existe de la funiculile, ni les frictions mercurielles, ni les diverses compressions préconisées par certains auteurs; le traitement doit être aussi simple que possible de peur de donner à l’affection un caractère de gravité qu’elle n’a pas tout d’abord. Le repos, avec quelques onctions belladonées, les bourses étant relevées et recouvertes soit de compresses tièdes, soit de cataplasmes laudanisés légers, est suffisant pour la résolution de la glande, la plupart du temps. Si le malade accuse des douleurs trop intenses, il n’hésite pas à avoir recours au moyen préconisé par Velpeau, qui consiste dans la ponction de la tunique vaginale avec une lancette, et la répète même à diverses reprises. 11
oiO HOPITAL DU MIDI. — LE DOCTEUR PAUL nORTÈLOUP.
ne fai L pas plusieurs piqûres à la l'ois : les malades sont presque immédiatement soulagés et demandent eux- mômes à se soumettre à cetle petite opération. Ces mouchetures, du reste, n’occasionnent jamais d’accident. Il a remarqué que la fluctuation donnée parla présence du liquide est le plus souvent très-circonscrite et constamment située, à moins d’inversion épididymaire, dans un point qui est toujours le môme, en avant et un peu en' dehors : le liquide • n’existe que là et non ailleurs, ce qui donne à ceL épanchement ex - 1 trêmement limité une forme qui ne ressemble en rien à celle de j 'l’hydrocèle. Il n’a jamais observé, du reste, la transformation de , cette vaginalite en hydrocèle ordinaire.
b. cancer du testicule. — Castration. — Ligature en masse. — M. Horleloup emploie l’instrument tranchant pour diviser les enveloppes du testicule et il subordonne la forme, la place et la direction de cette incision à la variété de tumeur à laquelle il a affaire. Par ce procédé classique ordinaire, la dissection ou plutôt l’énucléation de . la masse testiculaire est généralement assez facile, si on a le soin d’attirer en arrière les parties molles enveloppantes, en les saisissant entre le pouce et l’index gauches. — Ne croyant pas que la méthode par l’écrasement linéaire du cordon mette plus sûrement à l’abri deshémorrhagies consécutives, l’une des complications les plus j à craindre après la castration, ce chirurgien, après avoir pratiqué la ligature de toutes les artères un peu volumineuses qui se présentent au niveau du cordon et avoir isolé les filets nerveux qu’il rencontre, embrasse le reste des éléments de ce cordon par une seule anse de fil triple ou quadruple très-fort et en fait la ligature en masse. Il ne croit pas devoir tenter par de nombreuses sutures la réunion par première intention qui lui paraît exposer à des dangers : il laisse au contraire la surface de section suppurer et verser ses liquides inflammatoires librement au dehors.