A. MALADIES DU PÉNIS
fl. phimosis. — Circoncision de la peau , incision et excision de la muqueuse. — M. Horteloup a cherché à se prémunir contre les récidives qui arrivent trop souvent à la suite de la circoncision, en modifiant et en simplifiant quelques-uns des temps de l’opération du phimosis. J’avoue que la méthode qu’il emploie me paraît bien se rapprocher de celle (la première) que Ricord a adoptée (2) et qui n’est, du reste, autre chose que la circoncision des Hébreux mise au courant de la chirurgie moderne ; seulement la serre-fine leur I était inconnue, voilà tout.
, Voici comment ces temps sont réglés par lui :
1er temps : Il ne s’occupe pas, tout d’abord, de la muqueuse 'et | ne cherche pas à l’attirer en avant dans le but de la sectionner au même niveau que la peau, comme le font la plupart des opérateurs de nos jours. — Il n’a qu’un but, faire la circoncision de la peau du prépuce seule, et il s’attache au contraire, dans ce premier temps, à refouler le plus possible en arrière le gland et la muqueuse préputiale. Pour faire 1 excision de la peau, toujours suivant la direction oblique de la base du gland, il l’attire forlement en avant, ce qui est facilité par sa grande extensibilité, la fixe à l’aide de deux pinces à mors plats et la coupe entre ces deux pinces. — Il se sert I aussi volontiers de la deuxième pince à branches fenêtrées de M. Panas qui maintient facilement le gland en arrière et permet de secj donner les téguments en glissant un bistouri dans les fenêtres.
2 temps . Consiste dans la circoncision de la muqueuse , qui, en raison de sa disposition anatomique, n’a pas suivi la peau et a con-
p8G8:,Cn'rUr?!en du Bureau central; — 1873, Hôpital du Midi, t J acord, traité pratique des maladies vénériennes ^ 1838.
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tinué à recouvrir le gland. Il incise celte muqueuse à l’aide des ciseaux jusqu’au niveau de la couronne, puis en excise largement chacun des lambeaux latéraux en se rapprochant autant que possible de la base : d’un dernier coup de ciseaux il achève l’excision de celte muqueuse au niveau du frein.
3e temps : Ce chirurgien se contente d’appliquer trois serreslines réunissant peau et muqueuse, deux latéralement et une troisième au niveau du frein : il ne les laisse en place que vingt-quatre heures à peine, de crainte de mortification.
b. balano- postüite. — Bains. — Eau blanche . — Si l’inflammation est peu intense, il prescrit des bains généraux et locaux et fait faire des lotions avec de l’eau blanche (lotions détersives, astringentes). Si l’inflammation est plus intense, la première indication à remplir est d'isoler les surfaces suppurantes pour empêcher les adhérences entre les muqueuses préputiale et glandaire : à cet efl'et il interpose soit un peu d’ouate, soit de la charpie fine et sèche ou saupoudrée de calomel, qu’il a le soin de pousser jusqu’à la rainure préputio-glandaire, car c’est à ce niveau principalement que les adhérences ultérieures sont à craindre, surtout si la balano-posthile prend un caractère de chronicité bien marqué. Emploie-t-il un traitement antiphlogistique, il se garde bien d’appliquer les sangsues sur le prépuce, ce qui pourrait être la cause d’accidents fort graves ; il faut les placer soit dans les aines, soit au périnée. Si les douleurs sont vives, il enveloppe la verge avec des compresses trempées dans une décoction émolliente additionnée de laudanum.
Les cautérisations au nitrate d’argent lui semblent aussi une bonne méthode ; mais il se garde de les employer tant que 1 inflammation est suraiguë : il préfère les injections au 1/200 qu il répète plusieuis fois dans la journée, aux cautérisations directes avec le crayon d’azotate d’argent qui ne s’étendent pas aussi facilement que la solution à toute la surface enflammée, et qui sont bien plus douloureuses. 11 prescrit en même temps un ou deux purgatifs et, à moins d’indications spéciales et formelles, il n’opère jamais le phimosis avant que la période suraiguë se soil calmée.
Ce traitement, comme on le voit, esL presque exclusivement local, et suivi rapidement de la cessation de l’œdème et de la diminution de la sécrétion purulente. La teinture d’iode lui rend aussi service dans les cas d’inflammation chronique, d induration du pré
puce, etc. I
c. végétations. — Ablation. — Teinture diode. Si elles son de petite dimension, il se contente de les traiter par un mélange c