Der Ilohlschnilt. Wien, in-8°, p
Procédé de de Jæger.
Procédé de Lielil'oicli
riphérique combinée, c’est-à-dire à 5,5 millimètres au-dessous du sommet de la cornée; mais, au lieu de pénétrer comme moi dans la jonction scléro-cornéenne, mon ami de Jæner engage l’instrument à 2,5 millimètres de celle-ci, dans la sclérotique, obtenant ainsi pour la plaie externe une longueur très considérable (de Jæger lui donne, après écoulement de l’humeur aqueuse et affaissement de la cornée. 12 millimètres).
Les matériaux propres à établir la valeur pratique de cette méthode font défaut. Ce que je lui reprocherai particulièrement, outre la 1res large excision iridienne, c’est l’emplacement périphérique des points de ponction et de contreponction ; car nous croyons qu’il faut rejeter toutes les sections qui empiètent sur la sclérotique, comme donnant lieu à des cicatrices bien moins régulières, et se montrent beaucoup plus susceptibles d’amener une déformation du segment cornéen avoisinant (astigmatisme consécutif).
Peu de temps après que le procédé de de Grciefe fut connu en Angleterre, MM. Critchell et Bowrnan donnèrent à la section linéaire un emplacement tel, qu’elle tombait, ainsi que le montre la fig. 16, au-dessous du sommet de la cornée, tout en conservant scs extrémités scléroticales.
Afin d’échapper aux inconvénients de l’iridectomie, M. Liebreicli1 a encore davantage écarté cette section, tout en faisant tomber à 1 millimètre du bord
Q cornéen la ponction et la contre-ponction, situées l’une et l’autre de 1,5 à 2 millimètres au-dessous du diamètre horizontal. Le tran- Flg’ 11 ' chant du couteau de de Grciefe étant dirigé en bas, il se propose d’obtenir une section combe. Pendant la conduite du couteau, celui-ci doit faire avec le méridien horizontal un angle de 45°, pour sortir, ainsi que 1 indique la
1. Eine neue Méthode der Calaractextr action. Berlin, 1872. et St -Thomas llosp. Ilep., t. Il, p. 259.
Fig. IG.
figure 17, un peu au-dessous de la jonction du tiers inférieur avec le tiers moyen de la cornée.
J’ai déjà dit ailleurs 1 qu’à travers une pareille section des cristallins à petit noyau et à masses corticales abondantes pouvaient aisément s’échapper ; mais, dès qu il s agit i de cristallins volumineux, le mécanisme est forcément, par i l’emplacement de la section, rendu plus complexe, compai rativement à ce qui arrive pour les sections qui concordent davantage, après l’écoulement de 1 humeur aqueuse, avec la situation du bord cristallinien porté en avant. Aussi le pincement de l’iris dans les extrémités périphériques de la section est-il rendu en pareil cas très fréquent; la traction sur l’iris et le corps ciliaire au moment de la sortie de la cataracte est en outre très accusée, et l’issue du corps vitré, pendant cet accouchement laborieux, a lieu aisément.
Mais ce qui fermera toujours le chemin à celte méthode pour une adoption générale, c’est le manque de sécurité contre les enclavements ultérieurs de l’iris dans les extrémités périphériques de la section, entraînant comme conséquence parfois une irido-choroïdite immédiate, ou des complications glaucomateuses médiates. Du reste, quoique cette méthode soit connue depuis plusieurs années, il n’a encore été publié aucune série suffisamment nombreuse de cas pour qu’on puisse établir une comparaison avec les autres procédés au point, de vue des résultats statistiques.
M. Lebrun 2 * a fait connaitieun procédé opératoire dit à Procédés d petit lambeau médian. C’est à une « édition nouvelle, revue et et wariocorrigée », de ce mode d’extraction, que M. Warlomont 5 a assigné le nom de procédé belge , espérant peut-être que ce ca- ; ractère international lui assurerait une plus grande faveur.
Ce procédé, connu avant la section précédemment décri, en diffère en ce que les extrémités tombent dans la jonction
I 1. Thérapeutique oculaire, p. 495.
2. Compte rendu du Congres de Londres de 1872. Annexes, p. 217